Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 13:43

Les carburants :

En voilà un autre vrai scandale : le prix des carburants. On sait, depuis longtemps, que les carburants sont une source d’enrichissement considérable pour l’Etat ainsi que pour les compagnies pétrolières comme Total. Le prix du litre de carburant rendu dans notre réservoir est un vol manifeste. Le prix de ce litre se décompose de la sorte : 56 à 66% ce sont les taxes : ‘TIPP- 42 à 59%/ TVA- 17,3 à 19.6%’’. Le pourcentage restant comporte le Brent (pétrole brut) 29%, le raffinage 5 à10% et la distribution 5 à7%. Mais ce qui est le plus spectaculaire, c’est la ‘’taxe sur la taxe’’. Je m’explique : la TVA s’applique sur la TIPP (et sur le reste bien entendu). Cet à dire que l’Etat nous ponctionne 2 fois sur le même poste. En rugby ça s’appelle la ‘’double punition’’.

L’arnaque pourrait s’arrêter là, voyez-vous ! Ben ! Non ! Quand nous achetons des produits dérivés (ils sont pléthore) ! Quelques exemples. Le pétrole lampant, pour se chauffer ou s’éclairer ! Eh ! Oui ! Ça existe encore. Le White-spirit. Les  produits détersifs. Les plastiques. Les polypropylènes. Les huiles moteurs (qui sont constituées de résidus de pétrole brut). Basta ! La liste serait trop longue et fastidieuse. Donc, quand nous achetons ces produits dérivés, l’Etat en remet une couche avec sa TVA + 19,6% (deuxième surtaxe). Les commerçants qui nous vendent tous ces produits répercutent une TVA qu’eux mêmes ont déjà payée (troisième surtaxe). Et tout ça donne un nombre mirobolant de Milliards d’euros qui viennent garnir les caisses de l’Etat.

Au passage, puisque nous sommes dans les carburants, ne nous privons pas de ce qui fait mal ! On pourrait parler de Total. Total a été créé en 1924 sous le nom de la Compagnie française des pétroles (CFP) par René Perrin et Frédéric Pigelet afin de gérer les parts (secteur public) attribuées au gouvernement français au sein de ‘’L’Iraq Pétroléum Compagny’’. Lentement mais surement la Compagnie a glissé vers le secteur privé avec la bénédiction des gouvernements successifs.  Total fait partie des Supermajors c'est-à-dire des six plus grosses entreprises du secteur à l'échelle mondiale. Total bénéficie du régime fiscal du bénéfice mondial consolidé (BMC), ce qui lui permettrait, selon Mediapart, d'échapper en grande partie à l'impôt sur les sociétés en France.] Certes, le bilan consolidé pour l'exercice 2010 fait apparaître une charge d'impôt de 10 milliards 228 millions (7,751 milliards en 2009, et 14,146 milliards en 2008)[], mais cet impôt est en très grande majorité payé hors de France, où Total n'effectue que le raffinage, qui est déficitaire. De ce fait il n'a payé aucun impôt sur les sociétés en France en 2009 et 2010. C’est malproprement scandaleux…car ça équivaudrait, largement, à combler le trou de la Sécurité sociale, à remonter les caisses de retraite et améliorer le quotidien des ouvriers Smicards.

 

Données financières du Groupe Total en millions d'euros

Années

2002

2003

2004

2005

2006

2007

2008

2009

2010

3° trim 2011

Chiffre d'affaires

102 540

104 652

122 700

137 607

153 802

158 752

179 976

131 327

159 269

137 201

Résultat net part du groupe

6 260

7 344

9 039

12 003

12 585

12 203

13 920

7 784

10 288

9 986

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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 11:40

Comment ne pas s’inquiéter des derniers chiffres du chômage. Ils sont au plus haut depuis douze ans. Selon l’INSEE, les choses risquent de s’aggraver dans les mois à venir et atteindre un Français sur dix. Pourtant en janvier 2011, le Président de la République avait annoncé, non sans une belle assurance, que l’année à venir (2011) verrait la décrue du chômage. Il n’en a rien été : bien au contraire. Cette érosion de l’emploi est en tête de toutes les préoccupations. C’est elle qui, en grande partie, monopolisera le débat présidentiel. Les candidats auront à peser leurs mots et leurs promesses.

Le Chef de l’Etat qui avait prévu de programmer pour ce 18 janvier un ‘’sommet social’’ a décidé, face aux événements, de transformer celui-ci en un ‘’sommet pour l’emploi’’ et, dernièrement en ‘’sommet de crise’’. Ses proches assurent qu’il proposera des mesures fortes de nature à revigorer son image dans les sondages. Il est vrai que, malgré son discours de Toulon et sa forte présence sur la scène internationale, sa côte de popularité reste très négative. Mais est-ce là le but recherché???

Il n’en reste pas moins que cette initiative, à laquelle sont conviés les syndicats, pourrait être bonne si elle s’inscrit résolument dans le dialogue social. Or, les syndicats sont perplexes et craignent surtout d’être instrumentalisés.

Un tel débat aurait mérité une plus large ouverture et aurait dû être proposé bien avant ce mois de janvier 2012. Car la montée du chômage prend le caractère d’une catastrophe humanitaire. Le problème est complexe et nul ne peut prétendre à lui seul détenir la vérité. Toutes les bonnes idées sont à prendre d’où qu’elles viennent. Il ne faut surtout pas enfermer cette situation dans la seule sphère électorale. Dans cette période de crise, il incombe à toute la classe politique dans sa diversité de prendre ce problème à bras-le-corps et de rechercher des solutions efficaces et durables.

La peur du chômage devient une véritable hantise. Chaque jour, ou presque, des plans de licenciements sont rendus publics. Des entreprises faisant de réels bénéfices réduisent leur personnel ou délocalisent à la seule logique du plus grand enrichissement des patrons et des actionnaires. Du soir au lendemain des milliers de salariés se trouvent sur la grève sociale comme des naufragés. Et l’on peut craindre que l’on ne soit pas au bout de nos peines.

Créer des emplois c’est renforcer l’avenir, promouvoir des énergies nouvelles, notamment par une politique industrielle plus volontariste. Il y a, particulièrement, a mieux exploiter ce fabuleux gisement d’emploi que sont les PME. La France et ses provinces ont particulièrement à y gagner car 80% sont de petites, voire, très petites entreprises. On peut les aider en facilitant l’investissement. Par exemple ; l’investissement particulier qui consiste, pour chacun, de placer une somme dans un ‘’fond régional pour l’aide aux entreprises’’. Ces fonds sont prêtés aux entreprises à un taux de 5% (moins élevé que celui des banques, lorsqu’elles prêtent). Cela se fait déjà dans certaines régions rurales. Les sommes sont bloquées cinq ans et rapportent 4% nets d’impôt aux (petits) investisseurs qui auront placé entre 100 et 1000 €. Plus une réduction d’impôt ‘’d’aide aux entreprises’’.

La France, face aux difficultés qui sont les siennes et à la récession qui la menace reste, néanmoins, un pays riche, un pays de ressources. Tout dépend des choix qui seront faits et de la volonté affirmée de changer les comportements. Particulièrement face à l’impôt qui doit être prélevé équitablement. Et envisager des mesures draconiennes pour empêcher l’outil français de quitter le territoire au seul titre des appétits financiers.

Mais il y a fort à penser que les politiques d’austérité devront être reportées.  

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Lundi 9 janvier 2012 1 09 /01 /Jan /2012 11:44

EDF et les taxes.

 

 

Fact-Elec.jpg

Que pouvons-nous constater sur ces deux factures (qui sont les miennes) l’une d’avril 2009 à mars 2010 et l’autre d’avril 2010 à mars 2011 ? D'abord que la couleur n'est pas la même! Mais ça, on s'ent contrefiche... Plus sérieusement.

 

Consommation 2009/2010 : 860,83 € HT- Taxes locales : 77,43 €HT

Consommation  2010/2011 : 900,26 € HT – Taxes : 175,79 € HT

Forcément, ma facture a fait un bond : 1256,44 : 1004,29 = 1,25 soit 25% d’augmentation en un an !!!

Bien entendu, je me suis rendu à mon agence EDF à Corte afin d’avoir quelques explications. Il m’a été remis une documentation dont je vous révèle l’essentiel.

 

L’article 23 de la loi NOME est consacré à l’évolution des taxes locales sur l’électricité, dans le cadre de la mise en conformité de la réglementation fiscale française avec la Directive Européenne 2003/96 du 27 octobre 2003. Cette directive a pour objectif d’uniformiser la taxation des énergies en Europe, afin de limiter les distorsions de concurrence entre énergies et pays. Elle impose que le montant de la taxe soit assis, non plus sur le montant de la facture d’électricité, mais sur la quantité d’électricité consommée (kWh).

 

Je pensais que la facture était le résultat de la quantité d’électricité consommée… et que l’électricité consommée donnait le montant de la facture. Non ? Dites-moi si je me trompe. J’ai demandé que l’on m’explique ce dernier point ! L’employé au guichet m’a regardé et il a haussé las épaules en disant « Je ne comprends pas, moi non plus ». Je suis resté scotché, déjà que je n’avais pas compris ‘’distorsion de concurrence entre énergie et pays’’. Bref, je n'ai pas insisté. Je ne voulais pas que l’employé fasse dans son froc. Vous savez, ce reflex, quand vous avez une grosse frayeur. Les sphincters lâchent. Et pan ! Vous faites dans votre falzar! Le pauvre bougre m’en aurait voulu toute sa vie. Je serai passé pour un vulgaire ‘’gâte-sauce’’. Et ce n’était pas le but de la manœuvre.

 

A suivre :

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Vendredi 6 janvier 2012 5 06 /01 /Jan /2012 11:16

L’électricité.

EDF et le photovoltaïque.

Acte 1 : EDF crée une filiale pour le solaire photovoltaïque notamment : EDF énergies nouvelles (kWe)

Acte 2 : l’état « oblige » EDF à racheter 3 fois plus cher le kWe solaire qu’il vend…

Acte 3 : ERDF est seule à accorder les autorisations d’implantations d’installations photovoltaïques… devinez à qui prioritairement.  A  lui-même ! ERDF ce sont ceux qui étaient contre la privatisation d’EDF imposée par l'Europe… privatisation larvée puisqu’en réalité l’état conserve la majorité absolue avec 70 % du capital d’EDF… donc des profits mais aussi de l’impôt sur les sociétés de 33% soit un énorme pactole.

Acte 4 : ERDF met en place une procédure préalable d’octroi de raccordement ou il est seul à pouvoir faire le raccordement au prix fort qu’en réalité il sous-traite à vil prix à des entreprises privées… avec une énorme marge à la clef…

Acte 5 : ERDF fait du blocage systématique et de l’obstruction administrative de tous les projets qui ne proviennent pas d’EDF…

Acte 6 : Le gouvernement ferme le robinet de rachat du prix de l’électricité photovoltaïque et les entreprises réellement privées vont déposer le bilan et disparaitre
Acte 7 : EDF crie qu’il ne peut plus supporter ce surcout du prix de l’électricité photovoltaïque et qu’il doit augmenter ses tarifs de… 25 % … excusez du peu… alors qu’il omet de dire que 80 % de l’énergie solaire en France est produite par sa filiale EDF énergies nouvelles qui a bénéficié des largesses de ERDF en matière de rapidité de l’autorité administrative (...) et que les 100 % d’énergie solaire représentent moins d’1 % de la production totale d’EDF !!!

Conclusion : le tarif d’achat de l’électricité solaire photovoltaïque aura 2 impacts : augmenter les profits d’EDF via sa filiale EDF énergies nouvelles et permettra de faire passer une deuxième couche par EDF aux consommateurs en leur faisant payer les intérêts des intérêts via une augmentation des tarifs de … 25% en justification des surprofits encaissés par… EDF via EDF énergies nouvelles…

Si ça ce n’est pas de l’escroquerie de haut niveau alors qu’est-ce que c’est ? Ils sont forts ces voyous d’énarques-hauts fonctionnaires !

Comme aurait dit Coluche : « les WC étaient fermés de l’intérieur… » Mais bien fermés !!! Pour ceux qui douteraient encore (?...) de la connivence mafieuse française entre les monopoles français de l’énergie et le pouvoir politique…

 

A suivre :

Par PROLIX
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Mardi 3 janvier 2012 2 03 /01 /Jan /2012 09:03

Penchons-nous sur les énergies.

Depuis plusieurs mois l’Etat laissait courir le bruit de l’instauration d’une TVA sociale. Ca y est ! Ce sera fait prochainement. Pour, soit disant, s’aligner sur la TVA Allemande. Qui, une fois encore, va être pénalisé ? Les plus malheureux,  puisque ce n’est ni plus ni moins qu’un impôt appliqué à tous, riches ou pauvres, au même taux d’imposition…Par exemple : les actionnaires du CAC 40 auront plus de 82 milliards d'euros de bénéfices à se partager au titre de l’année 2010. Les résultats nets des sociétés du CAC 40 au titre de l'exercice passé ont progressé de plus de 70% par rapport à 2009 selon les données Factset. Le rebond cyclique que plusieurs entreprises ont souligné en mentionnant la croissance organique.  Quant aux perspectives pour l'année en cours, le consensus table sur une progression 2011 supérieure à 15%. Pendant ce temps, le gouvernement va demander aux pauvres de se serrer la ceinture : crise oblige. Et dire que ces entreprises du CAC 40 ne sont taxées à l’impôt qu’à … 8%,  alors que l’impôt sur les sociétés s’élève à 33%. Et qu’on ne vienne pas nous raconter l’histoire des investissements d’entreprise ou des salariés travaillant à l’étranger. La dernière plate-forme, Pazflor (fleur de paix),  que Total a installée en mer au large de l’Angola devrait offrir une production de plus de 800 000 barils équivalents pétrole/jour. A 100 $ le baril partagé à moitié avec les gouvernants locaux (???). Belle manne quand même. Plus de 500 000 €/jour. Aujourd'hui, le groupe affiche une production pétrolière mondiale de 1,3 million de barils par jour.

 

Le gaz. 

GDF Suez voulait augmenter le gaz de 10% à partir de 2012. L’Etat tolère 5%. Cette augmentation fait donc suite à la décision du Conseil d'État d'annuler le gel des prix du gaz, qui avait été adopté par le gouvernement en octobre

Qu’en est-il précisément des augmentations du gaz, depuis que GDF s’est associé avec Suez ? Voici l’historique des Augmentations de gaz depuis 2005.

2005 : 22,61% -2006 : 12,50% - 2007 : 7,6% - 2008 : 16,17% - 2009 : 12,41%

2010 : 9,44% ,- 2011 : 5,2%.  Ce qui nous fait depuis Janvier 2005 une hausse en pourcentage constant de 54,96%.

Les résultats mirifiques de GDF/Suez (entreprise du CAC 40, bénéfice net en croissance de 7,6% en 2007 à 2,47 milliards) alimentent régulièrement les colères des consommateurs et quelques soupçons. Et si la fameuse formule tarifaire de GDF Suez permettait à l'entreprise de se faire du gras sur le dos du consommateur ? Les syndicats n'y vont pas par quatre chemins pour l'affirmer, comme lors de l'audition de la CGT en juillet 2006 par la commission des affaires économique de l’assemblée nationale sur le projet de loi énergie. «Entre 2002 et 2003, les administrateurs CGT de Gaz de France ont pu constater que l’entreprise avait engrangé un milliard d’euros de marge supplémentaire, principalement sur les usagers du fait de la non répercussion de la baisse des coûts d’importation survenue dans la période. Depuis, l’entreprise refuse toute information aux administrateurs sur les coûts réels. L’opacité est donc totale.» Depuis, le syndicat accuse régulièrement l'entreprise de se réfugier derrière sa «formule secrète» et de profiter en réalité d'un écart entre le prix de vente aux consommateurs et la réalité de ses coûts d'approvisionnement.

Les dernières statistiques  gouvernementales avancent le chiffre de 2 millions de foyers français qui n’ont plus les moyens de se chauffer.

  A suivre

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