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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 08:20

En effet, depuis dix jours, l’ennemi a eu loisir d’organiser, autour de Bastia, une tête de pont. Le point faible de l’ennemi, c’est la route littorale entre Casamozza et Porto-Vecchio où s’étire la 90ème Panzer. On a vu les dégâts occasionnés par quelques hommes du ‘’Bataillon de choc’’ s’amalgamant aux patriotes. Avec des milliers d’hommes on pouvait anéantir la Panzer. Les explosifs, les mines, les armes lourdes, les chars –même de 17 tonnes- qui allaient être inutilisés pendant 8 jours pour préparer l’attaque de Bastia, eussent servi tout le long de la côte orientale, contre l’ennemi ne pouvant se déployer.

Le même jour, les troupes de choc et les patriotes corses atteignent Porto-Vecchio. Les troupes italiennes de la Division d'infanterie Frioul joueront un rôle déterminant[], avec la participation des troupes coloniales marocaines, en prenant le col de San Stefano le 30 septembre puis le col de Teghime le 3 octobre[]. Ils rejoignent ensuite les résistants corses pour harceler les 10 000 hommes des troupes allemandes le long de la plaine orientale. Ces dernières détruisent ponts routiers et chemin de fer pour protéger leur retraite et, dans la nuit du 3 au 4 octobre, évacuent Bastia. À 5 heures du matin, le capitaine THEN entre dans Bastia déjà libre, à la tête du 73e Goumier et du 6e Tabor, enfin, ce qu’il en reste. Car, à l’aube du 2 octobre, le 47ème Goumier approche du mont Secco (662m) quand le brouillard se lève, l’offrant en cible aux Allemands. Les Marocains perdent plusieurs des leurs. Malgré tout, ils enlèvent Secco. Devant la ruée des marocains, et pour éviter le corps à corps, les Allemands décrochent de ce col de Teghime que la voix du peule appelle aujourd’hui le col des Goumiers.

Les ‘’chocs’’ font le circuit du Cap Corse et se heurtent à la résistance ennemie. Le 3 octobre, au soir, les tirailleurs marocains atteignent Furiani et les ‘’goumiers’’ occupent Cardo.

Le 4 octobre, à l’aube, le capitaine THEN et le sergent-chef MIGNOU, à la tête du 73ème Goum, pénètrent dans Bastia vide d’ennemis… A 6h30 le drapeau Français est hissé au balcon de l’hôtel de ville.

Chocs, spahis, goumiers dévalent vers la ville. L’Allemand s’et enfui ! Bastia est libre !

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