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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 14:38

Cher Monsieur Barbier, (rédacteur en chef de l'Express)

Je viens de regarder votre chronique sur I-Télé et je me décide à prendre la plume pour vous remercier. Car je vais vous dire : moi je sais et je vais parler, comme disait Mr Santelli à Mr Vals il y a peu de temps. Je suis Corse (je m’en excuse) et donc génétiquement malhonnête : je plaide non coupable, je n’avais pas demandé à naître sur cette île de truands. La vie est mal faite, c’est le destin commun à la culture métèque méditerranéenne … Mais je travaille honnêtement, ce qui d’ailleurs me rend louche aux yeux des 299.999 autres voyous qui vivent sur cette terre Corse. Je m’en remets à vous et à vos cercles parisiens pour parler et dénoncer ce que je sais, certain que vous relayerez ces informations en haut lieu et encore plus certain que votre intervention permettra à la France, enfin, d’éradiquer la violence congénitale en Corse. 

Merci, Monsieur Barbier, d’être mon porte-parole et oserais-je le dire! : Notre porte-parole. Car depuis plus de 10 ans (et certainement ni l’Express ni les autres médias nationaux n’en n’ont pas eu connaissance, c’est bien regrettable vous l’avouerez !) la société civile corse, regroupée au sein d’associations inconnues de vous (U Levante, U Polpu…), dénonce, régulièrement, le blanchiment d’argent sale à travers les investissements immobiliers rendus possible grâce aux PLU (Plan Local d’Urbanisme) qui fleurissent en Corse, comme les pâquerettes au printemps (je conviens que cette image bucolique n’a que peu de rapport avec le sujet, mais elle me plait). Je parle ici de sommes imprononçables par le commun des mortels tant il y a de zéros derrière les premiers chiffres. Beaucoup de ces PLU ont été pensés et édités au mépris des lois françaises (oui, « françaises » vous avez bien lu !) relatives aux différents zonages constructibles et inconstructibles ainsi qu’aux ratios de construction en rapport au nombre d’habitants dans une région donnée et aux prévisions de développement de cette même région (n’hésitez pas à relire la phrase, c’est d’une telle complexité ces lois !). Certains élus corses sont véreux (vous m’excuserez de vous faire remarquer que vous en avez aussi chez vous ; je dis « chez vous » puisqu’à vous lire il y a « nous » d’un côté et « vous » de l’autre), d’autres sont plus honnêtes, de simples êtres humains qui reçoivent des pressions contre lesquelles, il est difficile de lutter tout en restant en bonne santé et en espérant vieillir. Les atteintes les plus courantes à ces lois concernent des projets immobiliers dans des zones remarquables, pourtant classées inconstructibles de par la loi, comme la bande littorale (loi littorale), les espaces remarquables, les terres agricoles, la notion de continuité de hameau.

Ces PLU ont été dûment avalisés et accordés par les différents préfets qui se sont succédés sur l’île. Car ce sont bien les services de l’état, à travers les préfets, qui vérifient la légalité de ces PLU sinon qu’en serait-il, je vous le demande ?  Ces lois s’appliquent à l’ensemble du territoire français. Donc à la Corse (?).

Sauf que dans les faits, ce n’est pas ainsi que ça se passe : ce sont les associations citoyennes (corses, je suis confus de vous le dire) qui dénoncent, attaquent et réfèrent devant les tribunaux administratifs. Et, inlassablement, les tribunaux donnent raison à ces associations et annulent les PLU attaqués en se référant simplement à la loi Française. Bafouée par les services de l’état Français. Le dernier PLU, porté au Tribunal Administratif par ce « ramassis d’associations », a été annulé il y a tout juste 2 semaines, malgré la « vigilance préfectorale » qui lui avait donné son accord. Les pressions et les menaces sur ces associations (corses) sont considérables. Alors je vous éclaire Monsieur Barbier, grand défenseur des principes régaliens de la République Française : l’explosion de la construction immobilière en Corse est le terreau du développement du grand banditisme. Cette montée en flèche, n’a été rendue possible que par l’incurie des services de l’état qui frise la complicité ou, à tout le moins, la corruption depuis de nombreuses années. C’est une violence en col blanc qui ne dit pas son nom, une violence dont vous ne parlez jamais dans les journaux et qui engendre celle qui fait la une de vos médias, plus spectaculaire et vendeuse. Car on parle de milliards d’euros Monsieur Barbier et ca, ça aiguise quelques appétits.

 Mais j’ai une question qu’il me brule de vous poser : lorsque vous parlez des Corses, à qui vous référez-vous ?

Je m’explique ! Il est vrai que ma question est confuse, pardonnez-moi : on parle si mal le français de ce côté de la méditerranée ! La Corse : environ 300.000 habitants dont moins de la moitié est aujourd’hui d’origine « génétiquement » corse, pour reprendre votre expression qui rappelle quelques idéologies nauséeuses. Ce qui revient à dire que plus de la moitié des habitants de l’île, est d’origine « génétiquement » non corse (j’ouvre une petite parenthèse pour vous dire que, dans ma grande naïveté des questions ethnologiques, ethniques et anthropologiques, pour moi est Corse celui qui a fait le choix d’aimer cette terre, d’y vivre, d’y travailler et de participer à son développement dans le respect de sa culture. Mais je n’ai pas votre science de ces choses là, loin s’en faut). Dans ce lot de « génétiquement » non corses , il n’aura pas échappé à votre grande connaissance des affaires corses que, de par les avantages qu’elle offre à certaines branches de la fonction publique, notre île a le plaisir d’accueillir plus de policiers et de gendarmes (en proportion du nombre d’habitants) qu’il n’y en a dans les autres régions françaises (pour les gendarmes, 1 an passé en Corse = 2 ans d’activité! ) Les englobez-vous dans « les Corses » ? Ou en sont-ils exclus ? Je pense que vous les englobez car sinon comment expliquer le taux de non élucidation de tous ces meurtres et qui frise le taux zéro, si ce n’est par leurs silences génétiquement complices. Car enfin, comment des professionnels du renseignement, payés pour cela, arrivant à savoir le moindre détail de la vie de Mr X ou de Mme Y, comment donc se fait-il que ces professionnels n’arrivent pas à faire de liens entre tout ce qui se passe et est visible de tous ? Incompétence ? Pressions ? Atteintes violentes du virus corse appelé « lascià core » (littéralement laisser courir, laisser tomber) ? Comment expliquez-vous la provenance des sources qui vous permettent, à vous journalistes, de pondre tous ces articles très détaillés « La carte criminelle corse» (du journal Le Monde entre autre) relatant et décortiquant tout cet imbroglio de meurtres, de commanditaires et de causes, donnant des noms avec force explications ? Certains articles sont de véritables copies de PV des forces de police ou de gendarmerie qui connaissent bien mieux que moi, les détails de tout cela mais qui selon vous ne savent rien « parce que les corses se taisent ». Une réponse puisée au fond incommensurable de votre éminente connaissance de ces choses me réjouirait fortement, ainsi que d’autres. J’ai été long, je m’en excuse. Mais ça faisait tellement longtemps que je ne parlais plus à quelqu’un qui m’écoute si attentivement. Parce que tout ce que je vous ai dit, avec d’autres nous l’avons déjà dit et répété, à en perdre la voix, à tous les préfets qui se succèdent tous les deux ans. Quelle chance j’ai que vous m’accordiez votre attention ! Mille mercis Monsieur Barbier

Robert Cervoni, ex-bucheron, ex-muletier, accompagnateur en montagne et Corse voyou.

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 16:04

Soixante tonnes de CO2 par an et par habitant ; tel est  le record mondial d’émission de gaz à effet de serre sur notre bonne planète. Mais au fait : qui sont ces fournisseurs de réchauffement climatique dont certains doutent encore de la véracité, oui, oui, même des soi-disant  scientifiques dont le plus bel exemple reste, tout de même,  notre grand dégraisseur de mammouth, Claude Allègre, grand ami de Lionel Jospin mais qui manifeste une grande sympathie à l’encontre de  Sarko. Ils se trouvent, en ce moment, au Qatar ces fournisseurs de CO2. Normal : Le Qatar est en 2012, le pays rejetant le plus de CO2 par habitant dans l'atmosphère cela s'explique par la conjonction d'une consommation par habitant, supérieure à celle des pays développés et l'extraction d'hydrocarbures. Il y a quelque ironie, à voir les états se pencher sur l’avenir de la planète, précisément dans un état qui doit sa richesse et sa renommée au gaz et au pétrole. Ce Qatar est, décidément, un état influent qui a obtenu l’organisation de la ‘’Coupe du Monde de Foot’’ avec, probablement, la nécessité de climatiser ses terrains de jeu, vu la température caniculaire de ce territoire ! Le slogan « small and beautifull » a donc reçu l’adhésion d’une grande partie des puissants de ce monde ! Mais c’est surtout la grande surface financière de ce petit Etat qui fait de lui, un pôle d’attraction. Il n’en demeure pas moins que traiter du réchauffement climatique et des gaz à effet de serre dans un pays énergivore dont l’empreinte carbone est la plus important de la planète est pour le moins paradoxal, et traduit un grand désabusement des participants quant aux résultats de cette conférence sur le climat.

Cette chronique d’un échec annoncé, alors que les recommandations de la conférence de Kyoto arrivent à leur terme, est le récit tragique des égoïsmes nationaux, aux dépends de la santé de notre planète et de l’indifférence des sociétés actuelles à prendre en charge l’avenir de leur descendance. Cette différence est le signe d’une inflexion majeure de l’objectif atavique de l’humanité dont la préservation de l’espèce humaine a été la préoccupation fondamentale. L’humanité agit comme une espèce arrivée au bout de son évolution. Evolution, dont les repaires sont troublés par une sorte d’auto-extinction et qui ne retrouve plus sa place dans la cartographie de l’évolution. Nous connaissons les agents les plus toxiques pour l’humanité : l’hyper libéralisme qui affranchit les cupidités les plus barbares et l’hyper productivisme qui agresse la santé de notre planète et de tous les facteurs d’emballement que sont l’énergie et la chimie sous toutes ses formes. Nous connaissons les antidotes qui sont ; les énergies renouvelables, les économies d’énergie, l’agriculture raisonnée et biologique, la préservation de la diversité biologique et la défense des espaces de capture naturelle des CO2 que sont les grandes forêts primaires. Mais la rapacité des prédateurs et l’égoïsme des Etats, dont les rapports sont basés sur la puissance, interdisent leur mise en œuvre ou leur emploi. Alors, la conférence du Qatar va nous illuminer d’une grosse poignée de ‘’poudre aux yeux’’ et d’un ‘’Doha d’honneur’’ pour dissimuler son échec total. Et l’humanité continuera sa trajectoire mortifère.

 

 

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2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 10:29

En cette fin d’année, toute proche, nombreuses et nombreux sont ceux qui attendent un miracle. Les aciéristes de Mital, à Florange comme les adhérents (et adhérant) à l’uèmepé. Mais depuis que Lourdes à été noyée sous les flots tumultueux : ‘’Lourdes doit faire face à une crue historique du Gave de Pau en cette fin d’octobre. Celui-ci est sorti de son lit. Dans le sanctuaire, le niveau de l'eau a littéralement submergé l'autel de la Grotte !’’ (La Dépêche du Midi), normal que les amateurs de Pastis soient devenus méfiants. D’ailleurs, les miracles se font de plus en plus rares. Et comme le dernier miracle reconnu date du début du même mois d’octobre 2012. ‘’ ‘’Jeudi 11 octobre 2012, l’évêque de Casale-Montferrato (Italie), a reconnu comme miracle la guérison d’une religieuse de son diocèse survenu à Lourdes en 1965 (ben, oui : les experts sont obligés de faire appel à la datation par le carbone 14) Sœur Luigina Traverso devient la 68ème miraculée de Lourdes’’. C’est pas demain la ‘’vieille’’ qu’il y aura un autre miracle : évêque ou pas, uèmepé ou pas !

Malgré tout, si Lourdes est en panne d’épiphénomène, une firme japonaise vient de mettre au point un procédé qui tient du miracle : ‘’le calfouette qui ne fouette plus’’. En fait, ils ont intégré des particules de céramique dans les fibres textiles : un peu sur le principe du pot catalytiques. Non mais, sans blague, c’est mieux que les enzymes gloutons qui risquaient de roter. Cela permet de ramener, chez soi, les pets rassemblés d’une dure journée de labeur et d’en faire profiter son entourage pour bien montrer qu’au boulot on en chie. Mais, car il y a un mais (le miracle n’est pas consommé) les Japonais, qui ont réussi à brider notre pot d’échappement, cherchent encore l’absorbeur de couleur pour mettre fin au fameux ‘’jaune devant et marron derrière’’, comme ‘’au bon temps des colonies’’ sauf, évidemment, en cas d’erreur Dagobertienne. Mais j’y pense, si l’on allait rechercher les enzymes gloutons afin des les y coller. Non ? Qu’en pensez-vous ?

 

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 15:01

Ca va mal à l’Uèmepé ! Ca va éclater en mille morceau c’t’affaire. Dans c’bande de propre à rien, personne ne veut y mettre du sien pour se rabibocher et faire la paix. Au train ou ils vont, les présidentielles arriveront et il n’y aura pas de candidat. Alors ! Que faire. Y en a qui ont la solution facile : ''Sarkozy'' qui pourrait revenir si on l’appelle. A mon avis, il n’attend que ça ! Ce serait pas mal, justement, car il y a plein de promesses qu’il n’a pas eut le temps de tenir. Il pourrait se rattraper ! Moi, je me souviens, justement, de quelques-unes de toutes ces promesses qui sont restées aux oubliettes. Par exemple, avec le retour de l’hiver et du froid, je vais lui rafraîchir la mémoire. A lui et à tous ceux qui sont prêts à le recevoir à bras ouverts.

Voici la promesse qu’il fit lors du discours du 18 décembre 2006 en pleine campagne présidentielle:

‘’Je veux, si je suis élu président de la République, que d’ici à deux ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d’y mourir. Parce que le droit à l’hébergement, je vais vous le dire, c’est une obligation humaine. Mes chers amis, comprenez-le bien : si on n’est plus choqué quand quelqu’un n’a pas de toit lorsqu’il fait froid et qu’il est obligé de dormir dehors, c’est tout l’équilibre de la société où vous voulez que vos enfants vivent en paix qui s’en trouvera remis en cause.’’

Nous vous attendons de pied ferme, Monsieur le Président. Et nous vous rappellerons, une par une, toutes ces promesses que vous n’avez jamais tenues. Et surtout, ne croyez pas que les français on la mémoire courte, notamment ceux qui, malgré vos promesses, vont, ce soir encore, coucher dans la rue.

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 15:40

 

Lorsqu’il a baissé la TVA due au titre de leurs services, le gouvernement (de l'époque) attendait des restaurateurs, qui en avaient fait la promesse (juré, craché) qu'ils embauchent et baissent leurs prix. A de très rares exceptions près, tout s'est fait à la marge. Les clients n'ont jamais vu leur note diminuer significativement. Certes le petit noir a baissé de quelques centimes ainsi que la tranche de pâté maison. Mais à part ces bouts de chandelle, que dalle ! On soupçonne, à juste titre, les restaurateurs d'avoir, en majorité, profité de l'aubaine pour se remplir les poches. On comprend, donc mieux, qu'aujourd'hui ils ne soient pas contents quand on leur annonce que, compte tenu de l'inefficacité de la mesure, on allait la remettre en cause. Ils menacent même, le cas échéant, de débaucher et d'augmenter sérieusement le tarif de leurs menus. C'est toujours la même chose : quand les circonstances sont avantageuses, on n'en fait pas forcément profiter le client, mais quand elles sont défavorables, on le fait trinquer. Question à deux euros : qui , d'après-vous, seront les dindons de la farce ? Je suis sûr que vous avez deviné. Le pire toupet peut recevoir l'onction de bien des crédules! Moi je propose à tous ceux qui pensent comme moi de boycotter auberges et restaurants. Chiche ! Et on verra qui seront les dindons et qui fera la farce ? Non, mais !

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 15:35

Ces dames ont sur nous, un certain nombre d’avantages, voire de supériorité. Elles n’ont pas de prostate. Elles n'ont pas de barbe, sauf exception. Qui n’a pas vu, à la fête foraine ‘’la femme à barbe’’ ? Elles n’ont pas de pomme d’Adam (c’est mieux pour fermer sa chemise).  Elles vivent plus vieilles. Et plus étonnement, il est un avantage qui met à mal notre fierté de mâle et chagrine notre égo : elles conduisent mieux. Si ! Si ! La preuve relevée dans ‘’Fiches-Auto.fr’’ –Statistiques des accidents de la route-

‘’Cela est bien connu les femmes ont moins d'accidents, non pas parce qu'elles savent mieux conduire mais plutôt que leur comportement est bien plus responsable. Soit par maturité ou par manque de confiance en elle (elles réduisent donc leur allure). Il faut savoir que les déplacements de la gente féminine se situe principalement en ville. Les femmes ont 3 fois moins de risques de mourir sur la route que les hommes ...’’   

Bref ! Elles provoquent, en moyenne, trois fois moins d’accidents que nous les hommes. J’avoue que ça m’en bouche un coin-coin (comme dit le canard). Elles ont la (fausse) réputation de froisser de la tôle à chaque carrefour. Et pourtant ! Les assureurs, mus par je ne sais quel accès de bonté et compte tenu de  la bonne conduite de ces dames, leur ont accordé une substantielle remise sur leur cotisation. Ce qui, au fond, n’était que justice. Mais, l’Europe, toujours elle, a trouvé la mesure discriminatoire ( ?) et a ordonné qu’on applique aux ‘’dames chauffeuses’’ le même tarif qu’à leurs collègues ‘’hommes chauffeurs’’.

Permettez-moi d’émettre quelques réticences quant aux prérogatives dont  l’EUROPE s’attribue ! Je l’ai déjà écrit. Il me semble encore que, dans un tel cas, elle ferait mieux de s’abstenir. Et qu’elle garde ses grains de sel pour d’autres cuisines plus élaborées. Car, ce souci qu’elle a du détail, me paraît superfétatoire et pour tout dire un brin déplacé. Bon sang ! De quoi se mêle-t-elle, l’EUROPE ? Il faut croire que nous ne sommes plus du tout maîtres chez nous. J’ai remarqué que certains bistrots possèdent en leur sein sacré (vous savez ; le p’tit coin) des W.C. suspendus. Il serait temps que l’Europe se penche sur ce problème : et que tous les endroits ouverts au public nous restaurent les latrines à la turque. Non ! Mais des fois…

 

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 15:15

Lors du dernier billet, nous parlions ‘’d’omerta ou pas’’. Je voudrai rajouter à ce billet, une réflexion que je ne suis pas seul à partager, mais que je considère comme étant la fange du fond du puits. L’eau que nous tirons à grands coups de baquet est une eau pure et limpide. Certains risqueraient-ils de racler le fond, si tant est qu’ils y parviennent, pour voir si la lie est meilleure que le cru ? Faut-il, à ce point, manquer de jugeote et de circonspection ? Je commencerai à me ‘’méfier de l’eau qui dort’’, eut égard au proverbe. Car dans notre belle contrée de Corse, nous vivons, encore, à l’unisson de vieilles coutumes, issues ou ayant engendré une foultitude de préceptes et d’adages. Pire ! Chez nous, sur notre île, ces aphorismes sont, souvent doubles, car déclinés en langue Française et en langue Corse. Voyez-vous ce que je veux dire ? Par exemple, nous parlions de l’eau qui dort et dont il faut se méfier ! En Corse ce proverbe est ainsi illustré : ‘’Un circa u can’chi ghjace’’ traduit par : ‘’Laisse tranquille  le chien qui repose’’. Et l’on comprend bien, la similitude qui existe entre  l’eau et le chien. Mais pour mieux imager mon propos, je vous donne cet autre exemple. J’habite un petit village de montagne où il n’y a plus de commerce qu’une épicerie et une boucherie. Les habitants se rendent   à la petite ville d’à coté qui se situe à une dizaine de kilomètres, Là on y trouve à peu près tout. Il y aura toujours quelqu’un qui vous verra boire un coup, au café du commerce et qui le racontera à qui veut l’entendre. Tant il est vrai que les méditerranéens vivent dehors la plupart du temps, et donnent l’impression que tout se fait sous le regard des autres, et que, forcément, tout se sait…Mais l’on sait quoi ? au juste ? Des on-dit… des rumeurs… des médisances… des supputations… des suppositions… et alors ?

Ben ! Le rat des villes qui ne connaît que l’antienne ‘’métro, boulot, dodo’’ pense que le rat des champs va vouloir lui faire des confidences, des révélations croustillantes qui vont l’aider dans ses investigations.

Mais le rat des champs sait qu’il ne sait rien, bien entendu. Et qu’il ne va pas mettre son village à feu et à sang, en poussant la porte d’une gendarmerie ou d’un commissariat de police afin d’y rapporter des ragots qui se colportent sur le marché du samedi et qui ne sont, au fond, que l’occasion de dire du mal de son cochon de voisin.

C’est de là que se répand l’idée que tous sont complices et que tous sont à mettre dans le même sac. Ce sac qu’il faut précipiter dans les profondeurs étales et sans marées d’une Méditerranée ensoleillée et lascive et que les Corses nomment : ‘’Mare nostrum’’. Alors ? Omerta …ou pas ?

 

 

 

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 15:34

Un de mes proches amis qui partage mes idées, en général, me disait, il y a de cela quelques jours : « Je suis allé à Marseille passer un weekend. Je fus très étonné du manque d’ambiance qui régnait dans les rues, les faubourgs et sur les places. Plus de brouhahas festifs et décontractés ! Plus de bousculades joyeuses. Les lieux étaient déserts comme certains villages qui se dépeuplent et dont la jeunesse à fui les allées. Et même, si ce n’est qu'un leurre de mon esprit, La Bonne Mère, du haut de son piédestal, semblait ne plus vouloir veiller sur personne ».

 A Marseille on en est au vingtième assassinat en 2012 que l’on baptise ‘’règlement de comptes’’ ! Comme s’il était normal de régler ses comptes à coups de Kalachnikov.

Chez nous, sur l’île, nous comptabilisons, pas moins de 19 homicides depuis le début de l’année. C’est, malheureusement, un constat d’échec. En Corse aussi, ''on règle ses comptes''. Pas à coups de Kalach. Mais la chevrotine ou le pistolet, excusez-moi, ça n’est guère mieux.

Pourtant, il existe une grande différence entre les crimes perpétrés en Corse et ceux perpétrés à Marseille. Un crime reste un crime, me direz-vous, et sous tous les cieux du monde, la règle n’est pas intransgressible ! Oui ! Mais avec, tout de même, une différence de ton sur le fond. Vous remarquerez qu’en Corse, on ne tue pas un commerçant pour lui piquer une centaine d’euros. Qu’en Corse, vous pouvez laisser les clés sur le contact de votre voiture : vous les retrouvez en revenant. Qu’en Corse, hommes,  femmes et enfants peuvent sortir, la nuit tombée, sans se demander si l’on ne va pas leur piquer leur sac ou leur téléphone portable. Alors ? Pensez-vous, toujours, que la Corse et Marseille sont de semblables coupe-gorges ?

 A Marseille les ministres de l’intérieur se suivent et se ressemblent. Ils se sont forgé des certitudes en regardant les films de Coppola dans leur jeunesse. Le staff parisien de la police est descendu injecter du sang neuf dans les artères sclérosées de cette vieille dame, aux restes superbes, mais minée par la corruption. On ne dira jamais assez, le côté féminin de Marseille, à la fois envoûtante et effrayante, pour ceux qui ne la connaissent…pas !

En Corse, c’est la même mouture. Des promesses, toujours identiques au fil des ministres qui se suivent. Sauf, que depuis le dernier coadjuteur, il s’est produit une chose dont on n’osait même pas effleurer le sujet : ‘’Rompre l’Omerta’’ : en quelque sorte parler de ce que l’on sait... ou pas…. Les esprits chagrins comparent cet état de fait à de la dénonciation. Pire, à de la délation, comme aux plus tristes périodes de l’occupation. Car il ne faut pas oublier que pendant l’occupation, en Corse, aucun acte de ce genre n’est survenu. Non seulement ! Mais aucun juif n’a été donné, aucun !!! Et il serait impensable que la foi qui animait les habitants en cette période, à nulle autre comparable, tant elle fut cruelle, impitoyable et inhumaine, il serait, dis-je, impensable que cette foi puisse changer.

Alors, me direz-vous : quand un tiers est témoin d’un accident, routier par exemple, ne doit-il rien dire au prétexte qu’on ne dénonce pas ? Je pense, sincèrement, que le cas n’a rien à voir. Et je dirai que si quelqu’un est témoin d’un meurtre il doit le dénoncer ! Oui ! Mais avec  quelle dose de risques ? Surtout que ce qui, il y a quelques années, étaient des homicides d’idées, sont devenus,  de nos jours,  des homicides d’intérêts. J’explique ma pensée : il y a peu de temps, encore, les nationalistes, indépendantistes, autonomistes, etc. se faisaient ( ?) la guerre pour des idéologies et des courants de pensées différents, mais respectivement avérés,  concernant  le territoire, la langue, l’économie, le littoral, etc.  D’ailleurs, des associations se sont crées qui ont pris la relève pondérée, pacifiques et sereine de ces mouvements. Aujourd’hui, se ne sont plus du tout ces sujets là qui tarabustent  l’esprit des maîtres d’œuvres de ces tueries. Se sont des clans animés par l’affairisme à connotation ‘’maffieuse’’.  Affairisme issu de la drogue, de la prostitution, de l’immobilier, et que sais-je encore ? Ces malfaiteurs –le mot est faible- cherchent des ''machines à laver'' l’argent sale. Prenez l’exemple de l’ACA, club de foot professionnel de la ville d’Ajaccio. 1) On a tenté d’assassiner (grièvement blessé par chevrotines) le responsable des buvettes ; 2) on a tué Maître Antoine Sollacaro qui   était l’avocat du  club de l’ACA, 3) Jacques Nacer président de la CCI de Corse-du-Sud, secrétaire général du même ACA, assassiné sur son lieu de travail.  Et que penser de la crainte et de l’épouvante d’Alain Orsoni, lui-même président du club, (s’affichant sur tous les plateaux de télés, pour crier qu’il ne sait rien et qu’il n’a rien à dire). Comment ne pas se poser la question: ''Qui veut l'ACA?''

 Je vous explique, en deux mots, comment ça fonctionne ‘’une machine à laver’’ (pour les non-initiés). Lors d’une rencontre de foot à domicile, un club (n'importe lequel) reçoit 5 à 7 mille spectateurs à 20 € de moyenne. Montant de la recette : de 10 à 15 mille €. Le trésorier du club déclare 15 mille spectateurs soit, 30 mille €. Somme blanchie : entre 15 et 20 mille € (CQFD). Ce sont des opérations identiques qui se répètent à l’encan avec des bars, des boîtes de nuit, des villas, etc. etc. Une vraie boutique d’électroménager. Alors, la question se pose : ‘’Qui sont les pourvoyeurs de ses actions mortifères ? Quel argent sale veulent-ils laver?’’.Si l'on cherche dans la bonne direction, on aura pas de mal à répondre à ces questions. Qu'importe d'où vient le vent si l'on ne sait pas vers quel port se rendre!

  En tout cas, on se promène et on flâne, encore, dans les rues et les faubourgs d’Ajaccio…sans peur, sans appréhension et sans anxiété.

PS : Aujourd’hui, 26 novembre, à Marseille un chauffeur de car, a été abattu par un voyou qui lui a volé sa sacoche. (Infos télé de midi) 

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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 10:26

 « Les fins de mois sont difficiles, surtout les 30 derniers jours », dixit Coluche dans les années 80. Ca n’a pas changé aujourd’hui! C’est pire. Voyez donc ces témoignages reçus, affirmés par une amie bénévole au ‘’Secours Populaire’’.

« Quand je vois le réfrigérateur avec 4 yaourts le 15 du mois et que mon compte en banque est dans le rouge, je ne me couche pas un soir sans pleurer » (Martine S). »

« Je suis maman célibataire et mon fils est orphelin de père. Je travaille. J’ai un salaire de 1357 € net. Je gagne, soit disant, trop pour bénéficier d’aides. Malheureusement, quand j’ai payé mon loyer (680 €), les charges (61 €), l’eau et l’électricité (85 €), les assurances (47 €) la crèche (275 €), il me reste, à peu près, 200€ pour manger. Soit 7 euros par jour. (Sophie G). »

 Je ne veux pas faire dans le misérabilisme. Mais je tiens à dire et à répéter, après que tant et tant d’autres l’ont fait avant moi, qu’il ne faut pas, forcément, aller bien loin pour trouver de l’extrême pauvreté. 13.5 % de la population française vit sous le seuil de la pauvreté, cet-à-dire plus de 8 millions de personnes. Ca fait quand même beaucoup ! Je veux rappeler, ici, les dispositions prévues, au sortir de la guerre, par le Conseil National de la Résistance. Dispositions évoquées par Stéphane HESSEL dans son petit opuscule :’’Indignez-vous !

Ce Conseil qui avait mis au point un programme, adopté le 15 mars 1944, et qui comportait un ensemble de principes et de valeurs sur lesquels reposerait la démocratie moderne de notre pays.

De ces principes et de ces valeurs, dont nous avons, aujourd’hui, plus que jamais besoin. Il nous appartient de veiller tous ensemble à ce que notre société reste une société dont nous soyons fiers : pas cette société des sans-papiers, des expulsions, des soupçons à l’égard des immigrés. Pas cette société où l’on remet en cause les retraites, les acquis de la Sécurité Sociale. Pas cette société où les médias sont entre les mains des nantis.  Toutes choses que nous aurions refusé de cautionner si nous avions été les véritables héritiers du Conseil National de la Résistance.

A partir de 1945, après un drame atroce, c’est une ambitieuse résurrection à laquelle se livrent les forces présentes au sein du Conseil de la Résistance. Rappelons-le, c’est alors qu’est créée la ‘’Sécurité Sociale’’…’’un plan complet, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se les procurer par le travail’’ ; ‘’une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours’’. Les sources d’énergie, l’électricité, le gaz, l’eau, les charbonnages et les grandes banques sont nationalisés.  C’est ce que ce programme préconisait encore, « le retour à la nation des grands moyens de production monopolisés, fruit du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurance et des grandes banques » ; « l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie ». L’intérêt général doit primer sur l’intérêt particulier. Le juste partage des richesses créées par le monde du travail doit primer sur le pouvoir de l’argent. La Résistance propose « une organisation rationnelle de l’économie assurant la subordination des intérêts particuliers à l’intérêt général et affranchie de la dictature professionnelle instaurée à l’image des états fascistes ». Le Gouvernement provisoire de la République s’en fait le relais.

Une véritable démocratie a besoin d’une presse indépendante ; la Résistance le sait, l’exige en défendant ‘’la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’Etat, des puissances d’argent et des influences étrangères’’. C’est ce que relaient encore les ordonnances de presse, dès 1944. Or, c’est bien ce qui est en danger aujourd’hui.*

Si je ne m’abuse, le gouvernement actuel est socialiste. Faut-il lui rappeler que ça l’engage, et de manière prioritaire, envers tous ces gens qui sont en souffrance ? Et à ces gens là, on va leur faire payer une TVA sociale ? Quelle honte… Quand allons-nous nous ''INDIGNER''?

 

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 * Extraits de la brochure écrite par Stéphane Hessel, éditée par ‘’Indigène édition’’. (3€)

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 11:02

J'ai toujours eu quelques réticences à admettre ‘’l'Europe’’. Une structure artificielle, supranationale, qui m'apparait surtout comme une administration castratrice. Pondeuse de règlements souvent difficiles à comprendre,  parfois même jugés totalement farfelus. On me répondra, sûrement, que je ne vois pas plus loin que le bout de mon nez. Que l'Europe, c'est autre chose. Une grande institution, bénéfique à la communauté. Je veux bien le croire. Et je serai enchanté que, de temps à autre, nous en ayons la preuve.

 Justement, on aimerait qu'elle prenne soin de tous ceux qui, dans sa communauté, sont dans la déshérence et  la misère. Et là, malheureusement, on la sent renâcler ! Vous avez, tous, entendu, aux informations dispensées par nos chaînes nationales et privées que l’Europe va baisser, de façon drastique, les aides qu'elle apportait jusqu'ici à ceux qui restaient au bord du chemin, grâce, soit disant, au surplus des stocks européens. Et même, qu’elle aspire, le plus vite possible, à supprimer carrément ces aides. A partir de 2014, les affligés seront à la portion congrue : eux, leurs proches et leurs enfants. Au grand dam des associations caritatives qui voient, chaque jour, les files de pauvres s’allonger de plus en plus, derrière leurs guichets. L'Europe qui se targue d'être solidaire devrait se soucier de tous ses ressortissants et pas seulement de ceux qui se font de l'argent. C'est ce que dit, clairement mais avec amertume, le président des Restos du Cœur : " On ne peut pas invoquer le devoir de solidarité européenne,  dès qu'il s'agit de sauver les banques, mais l'oublier quand il est vital de venir en aide aux plus déshérités." Il y a des jours où j'ai du mal à me sentir européen ...

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