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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 11:48

Eh ! Oui ! Ca devait arriver. Pendant de longs jours, dont chacun semblait une éternité,  je suis resté coi. Coi! Mais uniquement sur ce bout de toile où mes doigts, longtemps sevrés, criaient leur désespérance. J’avais, comme un bon vigneron, laissé fructifier le pampre afin qu’il prenne grain. Le travail de la vigne est un travail de longue haleine. Ce sont une suite d’épreuves qu’il faut accompagner scrupuleusement, pas à pas, sans dévier du chemin tracé par les ceps alignés les uns derrière les autres, tenus entre eux sur des rangées de fil roidi par des tendeurs. C’est l’âme du vignoble. C’est le sein même de l’amitié et du souci que l’on se fait pour ceux que l’on aime.    

 D’autant que, malgré une avant-saison particulièrement néfaste, les mois estivaux hauts en soleil étaient prometteurs d’une récolte sinon quantitative pour le moins supérieure en qualité et en caractère. Dés lors, nanti des ustensiles nécessaires à une telle récolte, je décidai de cueillir ce fruit gorgé de douceur.

Il avait belle prestance ce cépage 2011. Force est de reconnaître que les vrilles, nées du mois d'avril, s'étaient fortement agrippées le long de leur support, aidant dans leur progression, les sarments d'une rare robustesse: celle de l'amitié forte et indéfectible. L'ébourgeonnement m’avait appliqué  quelques plaies au cœur. Les remontées de sève hivernale laissaient paraître, les jours de lune montante, un flot impressionnant de larmes arboricoles. Mais le débourrement, grâce à quelques artifices de ma propre fabrication et une taille sévère dans le genre ‘’Avant-première transfigurée’’ ou ‘’L’envie’’, eurent tôt fait de déclencher une cicatrisation propice à la régénération des moments de félicité et de bien être. Aidé que je fus par quelques adeptes de ce genre de culture, qui eurent le courage de m’interpeller afin d’appuyer mon mode de réapparition tout en participant, les uns à l’ouvrage des futailles, les autres à la besogne de la terre, certains à l’épamprage, ceux-ci à l’éborgnage, les plus férus au dessagatage  et à l’éclaircissage. Les derniers enfin, après avoir participé au lavage des cuves, des foudres et des barils, se prêtèrent au  labeur de la vendange sous tous ses aspects. Laissez-moi vous conter ici cette fabuleuse aventure...

Dés le début du printemps, par delà les monts du GR20,  sur la côte ouest de notre île, des amis Bretons, aguerris aux professions de l’amitié, nous avaient invités à venir considérer leur terroir situé sur leLes Bretonss versants du golfe de Porto. Excellente exposition, propice à un cru de haute estime. Ce fut un échange d’une grande camaraderie et d’affection partagée. Nous en profitâmes, d’ailleurs,  pour prendre les premiers bains de mer de l’année à la plage d’Arone ; précision  pour les connaisseurs. C’était à la Saint Parfait : le fond de l’air était bon. Celui de l’eau l’était un peu moins ! Mais notre affection supportait bien ce mélange des températures. C’était, aussi, le temps du piochage de la terre. Nos amis, passés maîtres en la matière, nous initièrent aux labours du terreau sur lequel prennent vie les cépages les plus renommés et naissent les meilleurs instants de bonheur et de convivialité partagés. Les premières  occurrences d’un renouveau étaient posées. Le cycle annuel reprenait vie ...

La suite au prochain billet

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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 16:09

Salut à tout les membres du club et plus particulièrement aux équipes ‘’seniors A et B’’

Je viens, nous venons tous, d’apprendre la bonne nouvelle : l’ESV rugby retrouve sa place en ‘’Division d’Honneur’’. Il faut, certainement, féliciter les joueurs, jeunes et moins jeunes (car je crois savoir que quelques jeunes anciens viennent encore se rouler sur l’herbe de Lapize les jours où ça les démange un peu). Je pense, surtout, qu’il faut tirer un grand coup de chapeau à Vincent Gourre et à son équipe d’éducateurs. Partir d’en bas, tout en bas avec une équipe de garçons fidèles d’entre les fidèles, c’est vrai, mais avec leur sac pour tout bagage et l’amitié pour tout espoir. Avec ce qu’il peut rester au lendemain d’une grande désillusion. Quand assis sur le pré, on regarde l’horizon s’enfuir entre les bois des poteaux de but. Quand on pense qu’une des plus belles chroniques de sa vie s’estompe pour disparaître. Quand on a l’impression d’avoir raté l’indicible histoire de l’amour du sport, surtout celui qu’on préfère. Quand on se sent orphelin de combat. Quand il faut se raccrocher aux souvenirs pour vivre le présent. Pourtant il faut se relever. Se reprendre. Se redonner la main. Se murmurer des mots d’amour et d’amitié. Se dire que tant qu’il restera de l’espoir dans le cœur d’un homme le rêve reprendra vie. Cet homme je pense que c’est Vincent qui l’incarne sous toutes ses formes. Et je voudrai rappeler aux grands anciens que nous sommes devenus, les moments sombres de la vie du club que nous avons dû surmonter. Le nombre d’éducateurs, tous plus ou moins expérimentés, certains avec des originalités d’esprit et des extravagances pédagogiques qu’eux seuls comprenaient. Le nombre de fois où nous avons cru flatter le nirvana  alors qu’au dernier moment nous restions sur même palier, nos déconvenues en poche et nos mouchoirs par-dessus. Sans faire de bruit, notre petit Gourre à tracé son sillon avec beaucoup de courage et d’abnégation. Se pressant lentement comme un grand sage, il a amené ses amis, ses frères à la porte de leurs envies si bien qu’ils n’eurent qu’à franchir le seuil pour retrouver, ce que l’on peut appeler : l’élite. Merci à Vincent et merci à tous les acteurs de ce succès tant mérité. Mais je suis certain que nous n’en resterons pas là. D’autres perspectives se profilent à l’horizon. Ces petits n’ont pas fini de nous étonner et de nous donner moult satisfactions.

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20 mai 2009 3 20 /05 /mai /2009 10:19


Lettre ouverte du docteur Michaël GUYADER à Monsieur le Président de la République à propos de son discours du 2 décembre 2008 à l'hôpital Erasme d'ANTONY concernant une réforme de l'hospitalisation en psychiatrie.*


Etampes, le 8 décembre 2008

Monsieur le Président,

Eluard écrit dans Souvenirs de la Maison des Fous « ma souffrance est
souillée ».

Après le meurtre de Grenoble, votre impatience à répondre dans l'instant à l'aspiration au pire, qu'il vaudrait mieux laisser dormir en chacun d'entre nous, et que vous avez semble t-il tant de difficulté à contenir, vous a amené dans votre discours du 2 décembre à l'hôpital Erasme d'Antony à souiller la souffrance de nos patients.
Erasme, l'auteur de « L'Eloge de la Folie » eut pu mieux vous inspirer, vous qui en un discours avez montré votre intention d'en finir avec plus d'un demi siècle de lutte contre le mauvais sort fait à la folie : l'enfermement derrière les hauts murs, lui appliquant les traitements les plus dégradants, leur extermination en premier, quand la barbarie prétendit purifier la race, la stigmatisation au quotidien du fait simplement d'être fou.

Vous avez à Antony insulté la mémoire des Bonnafé, Le Guillant, Lacan, Daumaison et tant d'autres, dont ma génération a hérité du travail magnifique, et qui ont fait de leur pratique, oeuvre de libération des fécondités dont la folie est porteuse, oeuvre de libération aussi de la pensée de tous, rendant à la population son honneur perdu à maltraiter les plus vulnérables d'entre nous.. Lacan n'écrit-il pas « l'homme moderne est voué à la plus formidable galère sociale que nous recueillions quand elle vient à nous, c'est à cet être de néant que notre tâche quotidienne est d'ouvrir à nouveau la voie de son sens dans une fraternité discrète, à la mesure de laquelle nous sommes toujours trop inégaux ».
Et voilà qu'après un drame, certes, mais seulement un drame, vous proposez une fois encore le dérisoire panégyrique de ceux que vous allez plus tard insulter leur demandant d'accomplir votre basse besogne, que les portes se referment sur les cohortes de patients.
De ce drame, vous faites une généralité, vous désignez ainsi nos patients comme dangereux, alors que tout le monde s'entend à dire qu'ils sont plus vulnérables que dangereux.
Mesurez-vous, Monsieur le Président, l'incalculable portée de vos propos qui va renforcer la stigmatisation des fous, remettre les soignants en position de gardiens et alarmer les braves gens habitant près du lieu de soin de la folie ?
Vous donnez consistance à toutes les craintes les moins rationnelles, qui désignant tel ou tel, l'assignent dans les lieux de réclusion.
Vous venez de finir d'ouvrir la boîte de Pandore et d'achever ce que vous avez commencé à l'occasion de votre réplique aux pêcheurs de Concarneau, de votre insulte au passant du salon de l'agriculture, avilissant votre fonction, vous déprenant ainsi du registre symbolique sans lequel le lien social ne peut que se dissoudre. Vous avez donc, Monsieur le Président, contribué à la destruction du lien social en désignant des malades à la vindicte, et ce, quelles que soient les précautions oratoires dont vous affublez votre discours et dont le miel et l'excès masquent mal la violence qu'il tente de dissimuler.
Vous avez donc, sous l'apparence du discours d'ordre, contribué à créer un désordre majeur, portant ainsi atteinte à la cohésion nationale en désignant à ceux qui ne demandent que cela, des boucs émissaires, dont mes années de pratique m'ont montré que justement, ils ne  pouvaient pas se défendre.
Face à votre violence, il ne reste, chacun à sa place, et particulièrement dans mon métier, qu'à résister autant que possible.
J'affirme ici mon ardente obligation à ne pas mettre en oeuvre vos propositions dégradantes d'exclure du paysage social les plus vulnérables.
Il en va des lois comme des pensées, certaines ne sont pas respectables ; je ne respecterai donc pas celle dont vous nous annoncez la promulgation prochaine.
Veuillez agréer, Monsieur le Président, la très haute considération que je porte à votre fonction.

Docteur Michaël GUYADER Chef de service du 8ème secteur de psychiatrie générale de l'Essonne, Psychanalyste.


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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 11:45

DU TEMPS DES MILLEDIOUX

Je vous parle d’un temps que les moins de 10 à 15 ans, de club, ne peuvent pas ou peu connaître. C’était du temps des ‘’Milledioux’.

 A cette époque, notre écrivain local nous quittait pour s’en aller offrir ses talents de scribe à Brennus. C’est de JACQUES JEANNE, alias JJ Ovalix dont il est question. Ce grand bonhomme, à la moustache en bataille, à l’œil vif, épistolier ‘’ jusques aux bouts des ongles’’ qui maniait l’art de la rhétorique comme nul autre et pouvait se flatter de posséder quelques expression dont il était le seul inventeur. Lui qui disait : « Dans la vie, il y a deux sortes d’embarras. L’embarras d’autos c’est quand il y en a trop. Et l’embarras d’argent c’est quand il n’y en a pas assez. Et pourtant, l’on pourrait penser que le plus emmerdant reste tout de même l’embarras gastrique. »Que de bons mots n’avait-il pas dans son carquois tel un archer qui attend ses proies ?

 Les jours de beau temps, en fin d’après-midi, il m’emmenait au café de la gare. Nous nous installions à la terrasse. A l’heure ou les trains déversaient leurs flots de travailleurs et d’employés rentrant au domicile après une dure journée de labeur. « Félix François, me disait-il, nous allons en habiller quelques uns ». Et là il hérissait un peu plus sa moustache, les lunettes sur le bout du nez, avec une moue qui pouvait ressembler à un rictus. Quelqu’un qui le connaissait bien, une très proche parente, lui disait : ‘’Vous êtes gracieux, aujourd’hui, le père Jeanne’’. Cela ne le rendait pas plus aimable, au contraire.

Nous étions donc attablés devant une boisson, et le spectacle commençait.  A cette dame qui lui paraissait un peu plus enrobée  que la moyenne il envoyait un ‘’Bonjour Mesdames’’. Et à celui-ci que la nature n’avait pas favorisé ‘’Quand on est moche comme ça on devrait payer un impôt supplémentaire».Ou d’un qui arrivait en auto et se garait comme il pouvait, souvent de travers il disait ‘’Il est garé en épi du bon sens’’.

Il appréciait surtout les enterrements. Il connaissait Monsieur Funèbre chez qui, disait-il, il allait chercher une pompe. On lui répondait qu’on ne faisait que des bières. ‘’Donnez moi donc un demi’’ rétorquait-il. D’ailleurs, lorsqu’il allait à accompagner quelqu’un vers son ultime demeure, il ne pouvait s’empêcher de maugréer ‘’Ca m’ennuie. Encore un qui ne me le rendra pas’’.

Et ses titres d’articles d'articles sur le Rugby villiérain étaient un vrai bonheur dans leur genre ‘’Des Ho ! Et des Bah !’’. Ou ‘’Il faudra penser à remplacer les poignées de la malle’’. Ses adages si justes. ‘’La victoire a cent pères. Mais la défaite est orpheline ‘’ ou bien ‘’Il n’y a pas de petites victoires. Il n’y a que de grandes défaites’’.

Aujourd’hui, dans la rubrique ‘’Du temps des Milledioux’’ j’ai voulu vous parler, un peu, de JJ Ovalix parce que c’était un brave homme, honnête et courageux, attentif et serviable. Il était pourvu de petits noms tous plus tendres les uns que les autres : ‘’Le père Jeanne,  Papi Jeanne,  Papi,  Jacquot’’.

Tous le connaissaient et tous l’appréciaient. De ceux qui l’on connu j’espère que personne ne l’a oublié.

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9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 15:10

Piana, petit village occidental côtier de l’ile méditerranéenne nommée Kallisté la magnifique par les navigateurs de l’Odyssée, recevait, en cet année de grâce MMIX, pour son onzième jour de floréal, tout le gotha rugbystique Villiérain accompagné en cela par quelques non-initiés auxquels il sera volontiers pardonné qu’ils aient choisis une autre culture.

L’hôte de ce raout, était l’ami Jean-Pierre OTTAVI plus connu sous le doux sobriquet de « Ricky ». Pour son sexagénaire jubilé autant que pour son nouvel attachement au personnel en voie de repli professionnel, nous étions conviés  à venir partager son dîner d’anniversaire. Dîner servi de fort noble manière à la table de cet établissement du meilleur goût qui soit : « L’hôtel-restaurant CAPO ROSSO Camilli et Ollivier », route de Porto pour ceux qui sont intéressés.

L’apéritif, car apéritif il y eut, fut servi sur la terrasse panoramique surplombant le golfe de Porto immergé dans le halo vaporeux d’un coucher de soleil, éblouissant de rubicondité, de vermeil, de pourpres et d’incarnats, dont le front tutoyait  la blancheur immaculée des neiges printanières de l'éblouissant : Paglia d'Orbu. C’était le début d’une grande aventure qui prenait vie après les retrouvailles, les accolades et les embrassades. Tant et tant étaient venus de loin via la capitale et autres mégapoles, là où le soleil est artificiel et où les odeurs de maquis manquent étrangement de sainteté. 
Ils sont venus brûler leurs yeux aux feux étincelants des calanche dont la couleur s'enrichit de la tache originelle  du sang de ceux qui ont payé  le lourd tribut de la liberté de vivre sur leur terre.
Quand l’astre majeur ne laissa plus poindre que ses traits de feux  vespéraux, nous fûmes conduits vers l’autel de la communion.
La Cène, installée dans les salons du rez-de-chaussée, nous accueillit dans un dédale de nappes et de serviettes tissées à l’ancienne. Les reflets cristallins de verres au ventre rebondi nous laissaient présager de quelques crus de haute estime dont les robes de différentes couleurs ne demandaient qu’à être retroussées. Ô doux nectars de nos côteaux escarpés, accrochés aux flancs arides et brûlants de nos collines. Pampres cueillis à la serpe par des mains que le temps et les travaux besogneux ont usées jusqu’au parchemin. Contrées  de la faucille et de la pioche  où la pierre  dispute au cep  noueux le peu de terre que les hommes sont allés chercher jusque dans les entrailles de ces lieux incultes. Pressoirs faits de bois fruitiers taillés à l’herminette et que chaque tour de vis fait se plaindre d’une déchirure. Tonneaux dont les douelles de chêne ont été rabotées à la varlope d’olivier et doivent leur arcure à l’eau des torrents.

Quand le repas débuta nous fûmes pris dans un tourbillon de mets extravagants. Le supplice de Tantale n’en eut été qu’un codicille de comédie. Dîner de la mer ou dîner de la     terre. Au choix des convives qui n’en croyaient ni leurs yeux ni leur sens olfactif.

Tel un opéra séria, l’ouverture fut andante qui vit les hanaps s’emplir d’opaline ou de rubis, puis allegro ma non troppo en un envol de mises en bouches. 

L’on sentait tout de suite, les parfums iodés des langoustines entremêlés de senteur de foie gras aux châtaignes.

Divines naïades écartelées  à l’épigastre abandonné aux arômes épicés des îles, et à l’émanation subtile de fleur de sel et de basilic.

Gardiennes  du Capitole gavées des meilleurs maïs, embaumés d’effluves montagnards héritage de nos antiques châtaigneraies décimées par les feux successifs mais qui, tel le Phénix, renaissaient sous le greffoir de nos vieux brgers.

Seuls, d’archaïques béotiens dont la langue aurait subi la torture de la dague rougie  eurent pu trouver à redire. Pauvres mécréants devant l’immuable office apostolique.

Puis dans un envol de cuivres et de bois, les cordes étant délaissées à l’arrière ban, devant des invités médusés, apparurent sur des plateaux d’argent, enrobés sous leur croute de sel , les princes de la méditerranée :  Dentex dentex,  plus communément appelés,  Denté, Dentie, voire, Dentice. Oserai-je pousser le front jusqu’à vous donner la recette de se mets délicieux ? « Dans un plat aux bords relevés, faites un lit de gros sel. Sur ce lit vous déposerez votre Denté entier non écaillé. En son ventre vidé vous aurez pris la peine d’installez un bouquet d’herbes aromatiques du maquis (thym, laure, sauge bleue, serpolets, etc.). Vous recouvrirez complètement du même gros sel. Faites cuire au four, à raison de vingt minutes par livre. Quand votre hôte est cuit, retirez-le du four,  brisez la gangue de sel, ôtez la peau et dégustez arrosé d’un filet d’huile d’olive jeune et d’une pincée de fleur de sel. »


Ne donnez la recette à personne ! C'est un secret.

Les partisans de la terre ne furent pas moins choyés. Ecoutez donc, braves gens qui n’étiez pas de ce fastueux banquet!

La partition  orchestrale était la même que pour les amis du large. La mélodie identique. Mais le fruit de la mer était remplacé par son pendant terrien : l’agneau de lait. Agneau élevé sous le pis maternel, repu et gorgé de lait mais  qui a gambadé et qui connaît par cœur chaque recoin de nos collines. Et qui, déjà, s’est gavé de quelques pansées d’herbe et d’arbustes fleurons  de notre maquis : arbousier, chêne vert, myrte, bruyère et laurier qui donnent à sa chair cette saveur enviée jusques aux prés-salés.

Le plat de fromages issus en droite lignée du terroir corse, escorté en cela par un succulent confit de figues blanches, fut la pénultième touche  à ce tableau gastronomique d’une pure merveille.

Le dessert, mélange de parfums glacés et de sorbets inestimables, vint couronner le tout comme le vernissage accomplit à la postérité une toile  de maître.

Cette soirée passée sous les auspices originels de notre ami Jean-Pierre, connut son content de musique et de chants endémiques, grâce à la dextérité et à l’organe de trois jeunes musiciens du cru qui bercèrent nos esprits et enchantèrent nos cœurs.
Puis vint le moment de se quitter. Tous, ceux qui savaient ou ne savaient pas, nous sommes rapprochés les uns des autres comme en un seul et même chœur et avons entamé le « Dio vi salvi Régina » ce chant de gloire, cet hymne d’amour qui réunit l’âme et l’esprit des hommes de ce pays pour remercier notre hôte de son inénarrable accueil et son inestimable amitié.

En vérité, peu de gens auront vécu une si belle aventure. Certains,  arrivés la veille,  s’étaient déjà retrouvés pour affronter l’événement, en prenant un peu d’avance sur l’amitié et la convivialité qui les liaient depuis quelques décennies, soit à travers le sport, soit à travers la vie professionnelle, soit à travers la vie simplement, mais toujours avec le même enthousiasme, le même amour des retrouvailles et le même plaisir d’encore une fois savoir que tous étaient là, présents, fidèles et attentionnés.

Merci, Jean-Pierre, d’avoir permis, une fois encore, ce tour de magie que seuls les êtres   hors du commun peuvent réaliser.

Nous l’avions vécu avec Daniel, Jean et quelques autres. Nous espérons le revivre, intensément. Mais qui sera le prochain ? Il y en aura-t-il seulement un autre ? Je crois que tous l’espèrent. A celui là, d’avance, je dédie mes plus profonds sentiments d’amitié et d’affection.

 

 

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18 septembre 2008 4 18 /09 /septembre /2008 15:15

Ce matin, ma fille qui fait les mots croisés géants de  l’hebdomadaire télé, me dis :

-- Je suis bloquée !

-- Comment çà, tu es bloquée ? Le dos ?

-- Mais non, pas le dos. Je suis bloquée dans mes mots croisés.

-- Oh ! Ben çà me rassure. Qu’est ce qui te bloque ?

-- Ce mot en quatre lettres qui finit par .sse. « Elément de balance. »

-- Esse, lui dis-je !

--Mais « esse » je croyais que c’était "crochet de boucherie".

-- Tout à fait, mon amour. Mais se sont aussi les ouïes de plusieurs instruments à cordes tel le violon, la contrebasse, etc.

-- Ah ! Oui. Mais l’ouïe, je pensais que c’était les oreilles des poissons.

Bien entendu. Se sont, non pas les oreilles mais les ouvertures par lesquelles les poissons rejettent l’eau de leur respiration. Par contre l’ouïe chez l’homme et chez tous mammifères, l’ouïe est le sens de l’audition. Pour entendre ! Se sont aussi les ouvertures pratiquées sur le capot d’un appareil, d’une machine ou d’un moteur de voiture afin de laisser les vapeurs ou la chaleur s’évaporer.

--Mais sur une balance, qu’est-ce que c’est ?

-- C’est la tige horizontale au bout de laquelle sont suspendus les deux plateaux. On l’appelle aussi « le fléau »

-- Le fléau. Je pensais que c’était  une calamité, une catastrophe.

-- Tu as raison ! Mais un fléau peut-être un instrument doté d’un manche et d’un battoir en forme de massue et qui servait à battre les céréales comme le blé. Ce fut aussi une arme du moyen-âge formée d’un manche relié à une masse par une chaîne et qui servait à frapper sur les ennemis. Ce peut être une calamité publique comme la guerre. Ou une personne néfaste.

-- Alors, çà s’appelle aussi massue. Moi la massue je connais celle dont nous nous servons pendant les cours de gymnastique au lycée.

-- Une fois encore, tu as complètement raison. En gym rythmique  on se sert de massues. Mais à l’origine c’était un gros bâton noueux qui servait d’arme de défense et de chasse. Quand on dit « un coup de massue » on évoque un événement catastrophique ou brutal ; par exemple le prix d’un produit auquel on ne s’attendait pas. Un argument « massue » est un argument de poids qui ne tolère pas de contradiction.r sous le poids des ansssi

-- Parce qu’un argument a du poids ?

-- C’est une expression. Tu sais, le mot « poids » peut avoir mille significations.

-- Le poids de l’air qui est la masse moléculaire. Le poids d’un sac : deux kilos. Le poids de l’or, quelque chose qui vaut chère. Faire le poids, avoir les qualités requises ou en remettre un peu dans le plateau de la bascule. Un poids mort c’est un fardeau inutile. Un poids-lourd qui, au choix, peut être un camion, un boxeur, un magnat de la finance ou de l’industrie. Ne pas faire le poids, ne pas être à la hauteur de ce que l’on veut entreprendre. Avoir deux poids et deux mesures, c’est ne pas considérer de la même manière des jugements, des intérêts et surtout des hommes ; être partial. Le poids de l’horloge qui en fait fonctionner le mécanisme. En athlétisme, le poids du lancer. Avoir un poids sur l’estomac, se sentir lourd. Un poids sur la conscience, ne pas avoir la conscience tranquille. Le poids du remord, lorsqu’on regrette des faits, des gestes ou des paroles. Donner du poids à ses paroles. Et à la fin de sa vie, crouler sous le poids des ans.

--C’est pas rigolo, ton poids des ans.

-- Entièrement d’accord avec toi. Mais tu as le temps de crouler sous le poids des ans. Pour l’instant tu peux penser ou essayer de penser à ta vie. Que sera-t-elle ? Que voudrais-tu qu’elle soit ou qu’elle devienne ? Surtout ne pas en faire un poids qu’il te faudra traîner derrière toi comme on traîne un boulet. Car là aussi, un boulet est un poids. Un mauvais poids !

 

 

 

 

 

 

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16 septembre 2008 2 16 /09 /septembre /2008 13:53

C’est justement de mémoire dont je veux parler. Depuis plusieurs années, j’ai de plus en plus de mal à me souvenir de certaines choses, de certains noms. Des noms de personnalités politiques ou médiatiques. Artistiques ou sportives. Des amis, tout simplement et plus précisément de leurs enfants ou de leur femme (Pour quelques uns je pourrais mettre "femme" au pluriel. Je ne le fais pas)

J’en ai parlé à mon médecin qui m’a rétorqué, sans rire :
-Tant qu’on s’en aperçoit c’est qu’il n’y a rien de grave.
Et pan! Prend çà dans les dents. Il en a de bonne le toubib. Le jour ou je ne m’en aperçois plus : couic!  Fini, terminé. Direction le paradis des anonymes, des méconnus, des inexplorés. Walou!  C’est la dernière séquence, c’est la dernière séance, c’est la dernière ligne, droite ou pas. Ma compagne me dit toujours :
-Dans ta petite poussette je te lâche dans la descente du long boulevard, celui qui croise la grande avenue. Si tu as la chance que le feu de croisement soit vert tu peux t’en tirer sans trop de mal. Mais si le feu est rouge et que de surcroit la caravane du cirque Pinder passe à ce moment là, le mieux pour toi c’est que tu atterrisses directement dans la cage aux lions. Tu n’auras pas le temps de soufrir. Et pas besoin d'entterrement onéreux.
Et si c’est le docteur qui perd la mémoire. Je le vois arriver chez moi les bras au ciel en s’écriant :
-Dites mon vieux, j’ai une très mauvaise nouvelle concernant votre dernier cardiogramme. Le professeur qui vous suit m’a laissé entendre que vous seriez atteint d’une coronaropathie très sérieuse. Une intervention rapide est nécessaire dont l’issue n’est pas garantie. Loin s’en faut.
-Quoi ! Une co…no…ri…pato très sérieuse ? Moi ? dirais-je en regardant derrière moi  pour voir qui est ce professeur qui me suit.
Et voyant ma compagne, voilà qu’il me dirait :
-Je croyais que votre femme n’était plus de ce monde !
Je me vois répondre, tant la surprise est grande et ne sachant que dire:
-Ben, c’est qu’elle revenu (comme un revenant revient) pour voter aux cantonales, dimanche prochain.
-Ha ! Tiens!
-Chez nous, c’est une coutume ancestrale et régionale. Nous allons toujours voter, même après… D’ailleurs, mon arrière grand-père venait encore il y a peu de temps. Mais figurez-vous, qu’un jeune archéologue du village, au cours d’investigations personnelles, afin de s’exercer à son futur métier, a trouvé et emmené les os du squelette de la jambe droite de mon bisaïeul. Bien sur, il pourrait se déplacer sur sa jambe gauche. Elle lui fut malencontreusement ravie par un obus dans les tranchées à Verdun. Depuis il a bien essayé. Mais la chose n'est aisée, voyez-vous, qu'aux seuls  culs de jatte qui sont entraînés à de tels tours de force.
-C'est ennuyeux, me rétorquerait-il contrarié par mon état. Une voix qui manquerait à l'élu de son choix. Alors..?
-Alors il s'est décidé à voter par procuration. A contrecoeur.
-Bien! Bien! dirait le médecin soucieux. Je vous prendrais un rendez-vous en psychiatrie.
Et j'apprendrais quelques jours plus tard qu'il avait lui même perdu la mémoire. Je n'étais pas le bon patient. 
C'est drôle, quand même, la mémoire qui fout le camp. Enfin! Je dis c'est drôle. Pas pour tous le monde. Vaut-il mieux être celui qui l'a perdue ou celui qui en est en pleine possession.
Celui qui l'a perdue, de toute manière, il s'en fiche royalement. Celui qui la possède n'y pense pas ou peu. Le pire c'est pour celui qui croit la perdre. Et à qui le médecin dit:
--Tant qu'on s'en aperçoit, c'est pas grave!
A bientôt les "partageurs". Allez-y! Partagez. J'attends avec impatience. Et surtout ne vous inquiètez pas pour les fautes et autres petits problèmes littéraires. Ecrire, même n'importe quoi: c'est la meilleure façon de s'améliorer.
Au fait, j'ai changé de style d'écriture (on dit de police, mais moi "police" c'est pas trop dans mon vovabulaire). Donc j'ai changé par ce que je ne me souviens plus de celle que j'utilisais au début.
La mémoire, vous dis-je. La mémoire!

 

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14 septembre 2008 7 14 /09 /septembre /2008 15:21

Là, çà change tout. J'ai trouvé le moyen de remplir de la feuille sans trop me casser la tête.
Ca n'a l'air de rien cette photo, pourtant j'en garde un souvenir  assez plaisamment cuisant.
Je venais de rentrer au pays, comme on dit, et un bon ami m'a invité à venir à la pêche en mer. Mais du bord, attention!
Nous avons laissez le C15D, au bord de la route nationale, rangé sous une plantation de figuiers sauvages. Et zou! chargés comme des bêtes de trait, nous sommes partis, à pieds, en direction de l'endroit rêvé pour la pêche aux sars, marbrés et autres espèces endémiques, dont le nom de chacune me semblait "sirène" et qui envahissaient mon esprit de pêcheur affirmé, surtout devant l'éternel. C'était claquetant et parfois, même, claquant à cause des humeurs éoliennes.  Entre les cannes, les lancers, les seaux, les sacs à dos, les casse-croûte sans oublier les boissons spiritueuses au fond de la glacière, l'on aurait dit une expédition, en chemin vers le caravansérail. Si tant est qu'il puisse y en avoir un dans cet endroit désertique et déserté.
Nous avons donc pris un raccourci que seul mon ami connaissait, disait-il, et qui nous mènerait droit au coin idéal. Qu'elle affaire! "Nous partîmes à deux mais par un gros effort , il n'était plus qu'un seul en arrivant au bord", du rivage, bien sur. Vous pouvez constater vous même de la rébarbativité de l'endroit. Surtout pour quelqu'un qui arrivait, presque, directement des boulevards parisiens. Je ne vous fais pas de dessein. La photo suffit.
Pourtant, il fallut bien que j'y arrive, aussi, au bord de la mer. Quel ne fut ma ma stupéfaction et mon émerveillement devant ce paysage d'une beauté à vous couper le soufle. Soufle qui d'ailleurs m'avait abandonné depuis belle lurette, mais pour d'autres raisons.
















C'est sympa, non? Bon, on est pêcheur ou on ne l'est pas. Si l'on se laisse arrêter par le moindre obstacle, il faut faire un tour chez le poisssonnier du coin et la chose est réglée.

C'est vrai que c'est plus calme de ce côté. Et puis il y a des  maisons avec des gens, certainement. Et peut-être, qui sait, un bon bougre de poissonnier et de beaux poissons sur son étal. Il y a même un gros bateau avec aussi des gens à bord (du bateau et non de la mer vue côté pêche, le bord). Enfin, on ne va s'emberlificoter dans des détails de second rang rien que pour se trouver des excuses à fréquenter plutôt ce bord que l'autre. Bref, l'enfer n'est pas le paradis qu'on pense...Moi non plus je vous rassure. Allez, on s'en fait un petit bout de paradis? Et hop!
Clic-clac, merci cod'ac! Fin de chantier, éteignez les balladeuses. La dessus bons rêves à tous et à la prochaine.



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11 septembre 2008 4 11 /09 /septembre /2008 14:04

 Au deuxième jour (déjà mais seulement) le moteur a du mal à faire s'arracher l'engin. C'est, surtout,  la pulpe qui ne veut pas décoller du fond.
Donc, nous parlions d'embarras et d'embarrassés. En fustigeant au passage, quelques mal-aimés et autres formes de mécontents, de bons à rien mais néanmoins mauvais en tout. Ajoutant à la prose une poignée de mots barbares mais qui définissent bien, je crois, le style du propos dont il est question dans ce "partage d'écriture " (on dit "blog" mais j'aime tellement le français). Et puis, c'est pas beau "partage d'écriture"? D'autant plus que j'autorise, quiconque le désire, à partager, avec la mienne, son écriture. Sans retenue et sans scrupules, bien sur. Avec sincérité, humour, sérieux, réflexion, enthousiasme, candeur, perspicacité, convivialité. Mais, aussi,  tolérance et respect envers la nature humaine, hors des attaques personnelles ou insanes, contre qui que ce soit, lecteurs, rédacteurs ou intervenants  "  Condition sine qua non à ce  partage d'écriture" auquel  sont  destinés ces petits articles qui font la vie quotidienne. 
Ouf! Je me tire bien de ce trou (béant) de mémoire qui me prive de toutes  mes arguties. Cela me permet de faire la transition entre le néant et rien. En tous cas, pas grand-chose! Tant il est vrai que la chose n'est pas aisée. Sur scène, l'acteur qui à un trou, comme on dit, en a un autre trou: c'est l'évent ou trou du soufleur.
Event: la langue française est une grande comédie dont chaque mot à lui seul est un acte. Donc  "évent" peut-être: l'altération des boissons ou des aliments, causée par l'action de l'air. Les orifices ménagés dans un moule de fonderie pour laisser les gaz s'échapper. La narine des cétacés. Les trous par ou s'échappent les laves et les gaz volcaniques. Les bouches par lesquelles jaillit l'eau chaude souterraine.
Nous pourrons' tout au long de ce que voudra vivre ce "partage d'écriture", recenser ainsi les mots qui méritent que l'on s'attarde sur leur nature et sur ce qu'ils peuvent nous apprendre. D'ailleurs, à ce propos, plusieurs mots de la langue française ont une résonance régionale, une définition familiére ou vieillie, différentes de celles que l'on peut leur attribuer généralement. Le mot "sérieuse", par exemple en langue familière vieillie désignait "une chope de bière d'un litre". Comme ça ce comprend!
Chéres et chers "partageurs d'écriture" jetez vous vite, à mains jointes sur vos claviers et, je vous en prie, rendez moi la monnaie de mon billet! En voilà encore un mot qui mériterait que l'on se penche sur son berceau. Dans notre cas c'est un "petit article, souvent polémique ou satirique". Ce peut-être le bref écrit que l'on adresse à quelqu'un. Vous avez le "billet d'invitation" le "billet doux", le "billet de spectacle" ou le "billet de cinéma". Ou me laissez vous le "billet de chemin de fer" du temps ou l'on avait le droit à 30% de réduction, une fois par an, lors des congés annuels?  Et celui des Gueules Cassées "le billet de loterie nationale" vendu par des personnes qui avaient subi les dommages collatéraux de ses pourritures de guerres. (Le pire, c'est que ca continue). La vente de ces billets leur fournissait l'occasion d'arrondir de maigres fin de mois. Ceux-là qui vendaient, près d'une bouche de métro, dans un fauteuil roulant ou simplement sous un parapluie, des billets de la loterie nationale. Aujourd'hui les ventes se font aux guichets et sont la propriété de "La française des jeux" qui au passage prélève un pourcentage,  non négligeable, des sommes misées et qui pourrait  aider, justement, les personnes défavorisées par le handicap: celui de la guerre ou celui de la vie. J'habite dans un petit village de six cents âmes. Il n'y a plus de médecin. Les classes sont surchargées car on vient d'en supprimer une. Le bureau de poste tremble sur ses fondements. Il n'y a plus de boulanger. Un seul commerce d'épicerie subsiste. Il n'y a même plus de prêtre. Par contre, voilà de cela quelque mois on a créé un PMU avec "le course par course", "kéno" et tout le saint-frusquin. C'est pas une preuve? Revenons à notre billet! Le Billet avec un grand B "le biffeton".Le "billet à ordre" ou le "billet de trésorerie". Du temps béni des militaires, comme disait un des mes voisins, il y avait le "billet de logement" vous savez le fameux "coucher dehors avec un billet de logement". Mais je me "fiche mon billet" que tout cela vous le saviez et que je n'avais pas besoin de vous le rappeler. Trop tard, c'est fait. Allez! il est midi. C'est l'heure de l'apéro. Je vous laisse à vos réflexions. Moi je fais comme Achille: je me retire sous ma tente. A tous je dis; à plus tard.

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10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 15:44

Quand on se lance dans une telle opération, ma foi, de deux choses l'une. Ou l'on ne sait pas par où commencer, ou bien l'on ne sait pas quoi dire. Me concernant, ce sont un peu les deux alternatives qui m'embarrassent. L'embarras: il y a dans la vie, plusieurs sortes d'embarras tel l'embarras du choix . C'est de lui que je soufre le plus aujourd'hui, là, au pied de mon ordinateur dirais-je, comme on est au pied du mur. Et à propos d'embarras, je vous répéterai ce qu'en disait un vieil ami. Ami auquel je tenais beaucoup et qui c'est cru obligé, sans en faire état auparavant, de me quitter et quitter tous ceux qui l'aimions. Dieu sait que nous étions un pesant d'équipes de rugby, des vraies de vingt deux gaillards et gaillardes. Dans le club auquel nous étions des adhérents assidus, les filles avaient leur place et leurs équipes. Et depuis, il nous manque beaucoup. Je vais donc vous répéter ce que ce vieil ami disait de l'embarras:   
" Dans la vie il y a deux sortes d'embarras; un embarras d'auto c'est quand il y en a trop et un embarras d'argent c'est quand il n'y en a pas assez ! "
Ce vieil ami qui était, au demeurant, un très brave homme, maniait l'humour fin à l'improvisade*, comme d'autres manient la bétise et le crétinisme  qui sont, comme chacun le sais les deux mamelles de la franchouillardise**. Avec le racisme de tous poils et l'intolérance de chaque instant, nous tenons là une paire de  tandems que nous n'avons pas pu engager aux J.O. Dommage; nous aurions eu la médaille d'or dans chaque catégorie.
Je vais pouvoir, au cours de mes epistolades***, tirer quelques-unes de ses mousquetades hors du commun. Cela nous fera oublier l'embrouillamini que je vais nous servir ici et qui ne plaira pas à tout le monde, loin s'en faut. Mais que voulez-vous je ne changerai plus d'idées à soixante deux ans même s'il n'y a que les imbéciles qui...basta !


*Improvisade: talent d'improviser à la cantonade tel Cyrano De Bergerac savait le faire. Pardon pour la référence !
** franchouillardise: qui présente le s défauts traditionnellement attribués au Français moyen (chauvinisme, étroitesse d'esprit en particulier). j'ose une autre référence: Georges Brassens "Les imbéciles heureux qui sont né quelque part".
*** épistolade: babarisme créé pour éviter de me vanter  " d'epistolier: qui excelle dans le genre de la lettre"

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