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21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 11:24

Le 8 août 1942, MUSSOLINI revendique, à nouveau, la Corse après l’annexion de l’Alsace-Lorraine par HITLER. Les corses redoutent cette annexion.

Le 4 septembre 1942, HITLER incorpore les Alsaciens-Lorrains dans la Wehrmacht. Le mythe ‘’PETAIN résistant’’ chancelle.

A Bastia, le ‘’Front National’’ prépare, pour le 11 novembre au soir, une manifestation patriotique devant le monument aux morts. Vers 15 heures, une flotte importante se glisse vers le port à travers un voile de brume. La municipalité vichyste connait la menace, mais elle a gardé le secret. La nouvelle de l’invasion frappe la ville comme un coup de foudre. La foule converge vers la place Saint Nicolas et le port. On va peut-être résister ?

On ne s’oppose pas victorieusement avec des fusils de chasse ! Mais, que l’armée marche, et les patriotes fourniront des réserves de combattants.

Vers 16 heures, lorsque les premiers Italiens prennent pied sur les quais, les troupes quittent leur caserne. C’est une retraite sans combat, une capitulation de plus. Toutes les installations côtières sont données intactes à l’ennemi.

Voilà l’œuvre du « Sauveur de la Patrie ».

Pour la première fois, depuis que la Corse est française, l’envahisseur foule le sol de la petite Patrie. Et c’est PETAIN qui lui a ouvert les portes !

Le pouvoir civil a trahi. L’armée a craqué. Les chefs de clan se mettent ‘’en veilleuse’’. Mais la Corse ne courbera pas le dos : le Parti communiste l’appelle à la Résistance.

Le soir même du 11 novembre, les dirigeants du Parti communiste se réunissent. Après avoir fixé pseudonymes et mots de passe, ils décident de gagner chacun une région de l’île pour y stimuler le développement du ‘’Front National de lutte pour la libération de la France’’. A Ajaccio, Nonce BENIELLI touche Jean NICOLI qui part pour les contrées du Sud de l’île. Le mouvement est déjà en marche. En quinze jours les communistes créent des dizaines de groupes locaux du ‘’Front National’’. Chaque village va devenir une forteresse.

Le Maquis.

‘’C’est quand nous savons tous enfin combien avaient raison, ceux qui depuis des années nous disaient que nous n’avions rien à attendre que de nous-mêmes’’ ARAGON, « Les poissons noirs ».

A la nuit tombante, l’homme a gagné le village. Depuis six mois il garde le maquis. On le sait recherché. On lui accorde le droit d’asile. Des siècles de persécution ont forgé la tradition ; on doit aide et protection au ‘’macchiaghjolu’’. Le militant communiste est en lieu sûr, chez un petit parent le plus souvent, puisque la notion de parenté s’étend en Corse jusqu’au cinquième et sixième degré.

Après avoir échangé les nouvelles on aborde les choses sérieuses :

--Tu pourrais voir DONAT… c’est un gars sérieux, il est de vos idées.

-- Allez ! Va me le chercher !

Le sympathisant arrive. Entre lui et le communiste, missionnaire du ‘’Front National’’, commence l’examen de tous les résistants possibles.

Gagner un patriote, c’est mettre sur le pied de guerre toute sa famille. C’est faire de la mère une lionne qui passera devant l’occupant, impersonnelle sous le ‘’mezzaro’’ noir, les mains pressées sur le cœur où bouillonne la lave d’une haine sacrée. C’est faire de chaque petit cousin un ravitailleur, un guide, un complice, un franc-tireur.

La liste est faite. Cinq ou six hommes sûrs. Le futur noyau du ‘’Front National’’.

Le lendemain soir ils sont rassemblés. Le délégué du ‘’Front National’’ fait une déclaration préalable.

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14 mars 2015 6 14 /03 /mars /2015 10:39

Sur le continent, après les arrestations massives de l’automne, le Parti se ressaisit et lance les bases d’une organisation militaire clandestine. L’objectif immédiat du peuple de France est la libération nationale.

En Corse, la résistance est mise à vif par la crainte de l’annexion. Unir tous les patriotes dans un ‘’FRONT NATIONAL’’, telle est la tâche primordiale des communistes Corses.

Le 23 août 1941, FABIEN donne le signal de la lutte armée contre l’occupant en exécutant un officier supérieur hitlérien à la station de métro Barbès.

Les communistes considèrent que la Résistance doit être effective grâce à la lutte contre l’ennemi par tous les moyens - y compris par les armes – préparant l’insurrection nationale libératrice.

DE GAULLE pense, au contraire, que la Résistance doit être un réseau de conspirateurs, préparant, sous ses ordres, la mise au point de l’appareil d’Etat qui devra se substituer au Gouvernement de Vichy au jour du débarquement. En résumé, la France doit attendre sa libération de l’extérieur.

En 1941, Paul GIACOBBI reçoit la visite de Fred SCAMARONI. Fils d’un préfet républicain, lui-même chef de cabinet du préfet du Calvados, est un des rares Corses qui, dès le 21 juin 1940, ont rejoint DE GAULLE à Londres. Lors d’une de ses multiples opérations, il sera fait prisonnier et malgré les mauvais traitements il reprendra la lutte. Avant de regagner Londres, il encourage Paul GIACOBBI à prendre le commandement du clan LANDRY. Dans des conditions particulières, il se prononce pour DE GAULLE contre Vichy. Les conditions de la création d’un véritable ‘’FRONT NATIONAL’’ en Corse mûrissent.

‘’Terre Corse’’ publie alors un appel contenant un programme minimum en trois points : chasser l’envahisseur, liquider le régime de Vichy, donner la parole au peuple. Sur cette base, proclame la Région communiste, est possible le rassemblement de tous les Corses, hormis les traîtres et les collaborateurs de l’ennemi. De tous les Corses qui veulent œuvrer afin que leur île demeure à jamais française. Les communistes sont déjà organisés. Ils recherchent des alliances « à la base » pour la création de groupes locaux du Front National de lutte pour la libération de la France. Leurs entretiens avec François GIACOBBI et François GIOVALUCCHI aboutissent à la formation provisoire du ‘’FRONT NATIONAL’’.

En avril 1942, PETAIN a rappelé LAVAL au pouvoir. Celui-ci proclame cyniquement :« Je souhaite la victoire de l’Allemagne » et abandonne à HITLER l’Alsace et la Lorraine. Le 15 juin, PETAIN recommande de « suivre le président LAVAL… »

Au gré des affinités, de petits groupes de Résistants se créent. Charles GUIDICELLI reconstitue, clandestinement, le Comité de vigilance sous le nom d’Association des Patriotes Corses. C’est la naissance de ‘’Combat’’ en juillet 1941 grâce à la venue d’un délégué continental de ce mouvement. ‘’Combat’’ commence à se ramifier et prend contact avec le ‘’Front National’’ en décembre 1942.

Le ‘’Front National’’ est déjà le mouvement de résistance le plus répandu dans toutes les régions de l’île.

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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 09:53

Celle-ci ne verra pas le jour. Mais il y aura, bientôt, la ‘’Légion Française des combattants’’ présentée par la propagande officieuse vichyste, comme l’habile camouflage d’une armée de revanche. Il faudra du temps et l’expérience des faits pour démasquer cette escroquerie au patriotisme, ce mensonge qui a fait tant de mal à la Corse.

Le machiavélisme de Vichy demeure impuissant à étouffer la question lancinante : « La Corse demeurera-t-elle  Française ? »

La crainte d’être séparés de la mère patrie poussera, finalement, les Corses dans la voie de la ‘’RESISTANCE’’.

Au cours d’un passé tumultueux, les Corses ont bâti les villages en montagne, le plus souvent sur des éperons rocheux, rendant les communications difficiles, à l’époque où les routes n’existaient pas. Le besoin de solidarité a fait naître ‘’Le Clan’’. Le clan est un groupement familial, placé sous l’autorité d’un chef, dont la charge est héréditaire. On se donne au clan. On demeure fidèle au chef, quelles que soient ses abjurations.

L’ennemi n’occupe pas militairement la Corse. Les premiers résistants organisés sont donc les opposants au gouvernement de Vichy : les communistes.

 Ils sont peu nombreux ; trois cents à peine sur toute l’île. Mais, selon les termes mêmes d’un rapport de PETAIN, ils sont « les plus actifs et les plus courageux ». Ils sont initiés à l’action clandestine, depuis que leur parti a été mis hors la loi par le gouvernement « munichois » en septembre 1939. Pendant la ‘’drôle de guerre’’, ils avaient poursuivi leur œuvre de rassemblement des forces antifascistes avec l’aide de deux membres du Comité Central des Jeunesses Communistes ; Léo FIGUÈRES et Robert GUIDICELLI, tous deux mobilisés en Corse.

Au début de juin 1940, le Parti Communiste  Français faisait savoir au gouvernement  qu’il considérait comme une trahison d’abandonner Paris aux envahisseurs hitlériens et lui proposait d’organiser la levée en masse pour la guerre nationale. « Les fossoyeurs de la France » préparant l’avènement de PETAIN, avaient redoublé de persécutions à l’encontre des militants du Parti et des Jeunesses communistes. En Corse, plusieurs dirigeants avaient été arrêtés et emprisonnés. Mais dix mois de répression n’étaient pas parvenus à ‘’dissoudre’’ la région corse du Parti communiste. Les communistes corses ont eut en main le numéro clandestin de l’Humanité en date du 10 juillet 1940, reproduisant un appel signé THOREZ et DUCLOS :

La France, encore toute sanglante, veut vivre libre et indépendante. Jamais un grand peuple comme le nôtre ne sera un peuple d’esclaves. La France ne deviendra pas une sorte de pays colonisé. La France, au passé glorieux, ne s’agenouillera pas devant une équipe de valets, prêts à toutes les besognes. Ce ne sont ni les généraux battus, ni les affairistes, ni les politiciens tarés qui peuvent relever la France. C’est dans le peuple que résident les grands espoirs de libération nationale et sociale. Et c’est autour de la classe ouvrière ardente et généreuse, pleine de confiance et de courage que peut se constituer le Front de la liberté, de l’indépendance et de la renaissance de la France.

L’activité grandissante des cellules du Parti et des Jeunesses communistes, au moment où PETAIN inaugure, à Montoire, la politique de collaboration avec l’ennemi, déclenche la répression. Plusieurs militants connus sont arrêtés et internés. Les communistes poursuivent la lutte, affirmant leur existence par la diffusion, clandestine, de leurs journaux Terre Corse et Avant –Garde.

En février 1941, la lutte engagée se développe après le passage d’un envoyé du Comité Central du Parti, Pierre GEORGES, le futur ‘’colonel FABIEN’’ de la Libération de Paris et de la campagne d’Alsace.

 

 

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 10:36

C’est l’histoire vraie et originelle du ‘’FRONT NATIONAL’’, devenu ‘’Front National de lutte pour la libération et l’indépendance de la France’’, né en CORSE dès 1941, à la veille d’un épisode qui écrira les plus belles et les plus tragiques heures de la lutte menée dans l’ombre par une armée résistante, conçue par le peuple opprimé, et qui évitera à la France de tomber sous le joug nazi. Cette  dénomination, le soi-disant ‘’Front National’’, parti d’extrême-droite, et dont on sait qu’il aime à pervertir l’histoire et ses symboles, se l’appropriera sans vergogne, lors de sa création en 1972. Mais ce n’est pas la seule indélicatesse malhonnête d’une valeur nationale détournée.  On peut lui retenir de s’être arrogé l’image de Jeanne d’Arc comme une représentante de la résistance à l’ennemi. Mais quel ennemi ? Cet ennemi du F.N. serait-il représenté par la majorité des Français qui ne partagent pas ses idées racistes, xénophobes et négationnistes ? Quant au ‘’Front National’’, le vrai, il est perpétué sur le sol de France, après la libération de l’île, en octobre 1943.

oooOOOooo

Cent cinquante années de vie commune ont, indissolublement, lié la Corse à la France quand le 30 novembre 1938, les prétentions annexionnistes de MUSSOLINI viennent exaspérer le patriotisme ombrageux des insulaires. A l’appel d’un comité de vigilance, constitué de représentants de toutes les tendances républicaines, tous se rassemblent autour de leurs monuments aux morts pour l’entente d’un serment solennel : « Sur nos tombes et sur nos berceaux, nous jurons de vivre et de mourir Français ».

Le 1er juin 1940, dans le ‘’journal de campagne’’ d’une unité cantonnée dans l’île, on peut lire ces lignes révélatrices de l’état d’esprit de la population.

La Corse n’acceptera pas d’être livrée à l’Italie. Depuis 1789 elle a adopté la France. Au cours de la Grande Guerre, vingt mille Corses sont tombés sur les champs de bataille. Tout cela ne peut être en vain. Le Corse ne peut et ne veut vivre que dans la communauté française. Il sait qu’il ne trouvera nulle part ailleurs la liberté et la dignité pour lesquelles ses ancêtres ont farouchement lutté. Il y tient plus qu’à la vie.

La Corse Italienne ? Quelle monstruosité ! Si jamais ce crime était commis, l’histoire devrait réserver des pages sanglantes à la lutte à mort qu’un petit peuple de trois cent mille âmes soutiendrait, contre une puissance de 45 millions d’habitants.

Et quand PETAIN entre en scène, pour la plupart d’entre eux, cela ne fait pas de doute : sous la conduite d’un maréchal de France, la lutte va se poursuivre. Soldats et marins jurent de défendre la Corse. Toute la population défile au chant de laMarseillaise. Mais quelle stupeur à l’annonce de l’armistice. Après un demi-siècle passé à l’abri des vicissitudes de la lutte contre Gênes, la Corse va-t-elle retomber sous le joug ?

Malgré les efforts d’officiers pétainistes, qui leur demandent de « ne pas se laisser égarer par des meneurs » et affirment qu’il s’agit d’une « fausse nouvelle » les soldats, sous-officiers et officiers manifestent leur indignation.

Dans le secteur de Bonifacio, les troupes refusent de mettre bas les armes. L’instituteur communiste Mémé FERRANDI (qui tombera sur une barricade lors de la libération de Paris) entre en contact avec les officiers de son unité pour continuer la lutte. Le Général MOLLARD traduit le sentiment de la troupe quand il déclare à son état major : « Si l’ennemi débarque, je résiste ». Il est limogé sur le champ.

Oui ! S’il l’avait voulu, le gouvernement aurait trouvé en Corse les conditions de succès d’une levée en masse.

A une population affamée d’espoir, on présente Pétain comme le « Sauveur de la Patrie », celui qui dira non à MUSSOLINI. Cette propagande est facilitée par l’attitude des  parlementaires Corses lors du scrutin du 10 juillet 1940 sur les pleins pouvoirs. A Vichy, le sénateur-maire de Venaco Paul GIACOBBI, est le seul à exprimer le patriotisme de la population. Assuré qu’une cession de la Corse à l’Italie pourrait se faire, même sans consultation de l’Assemblée, il refuse de faire confiance à PETAIN. Le commandant PIETRI diffuse le 11 juillet, dans les milieux corses de Vichy, cette feuille polycopiée :

La Corse n’est pas à vendre. La Corse n’est pas à donner. La Corse ne s’est donnée qu’une seule fois : elle s’est donnée à la France. Et il invite à la création d’une ‘’Légion Corse’’.

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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 15:14

J’aimerai, si vous le voulez bien, vous exprimer, ici, un sentiment d’injustice qui depuis plusieurs années me tiraille jusqu’au fond de l’âme et de l’esprit. Surtout depuis que la gauche s’est accaparée un grand nombre de citadelles, dont la présidence de la république, et auquel je veux remettre un peu d’ordre et  beaucoup de vérité. Ce n’est pas une vérité issue de mon imagination, bien sûr, ni de mes travaux. Je ne suis ni un érudit en histoire contemporaine, ni un sociologue. Mais j’en ai un peu marre d’entendre ces initiateurs du ‘’Ni, ni’’ comparer les soi-disant partisans du ‘’Front de gauche’’ avec les extrémistes du ‘’Front national’’.  Qui sont les extrémistes ? Des communistes auxquels je m’associe dans leurs idées d’humanisme, d’antifascisme, de paix, de partage et de tolérance. Sont-ce des racistes ? Ou bien des xénophobes ? Voire des antisémites ou pire : des négationnistes ? Je ne pense pas. Quand on connait le rôle des communistes français lors de la dernière guerre, on aura du mal à faire croire qu’ils puissent être ce que quelques responsables politiques de droite voudraient nous faire croire qu’ils sont. Ces gens de droite qui pour certains ont signé des pactes d’alliance électorale avec des membres du ‘’FN’’. Dernièrement, les propos tenus par un ancien premier ministre UMP ont outrepassé le discernement …

Quant aux communistes, Le Général DE GAULLE ne s’y était pas trompé qui les a associé à son gouvernement de 1945.

Mais pour mieux m’inspirer du travail de résistance effectué par les communistes et le grand nombre qui ont rejoint leurs unités , j’ai préféré me référer à l’avis historique de ceux qui ont vécu ces heures sombres et infernales et qui ont réussi à les traverser, malgré la bestialité, la barbarie, la férocité inhumaine et les atrocités perpétrées par  l’occupant nazi. Dans ce conteste, j’ai eu la chance qu’un ami me fasse connaître ces heures héroïques narrées par Maurice CHOURY à travers son ouvrage: ‘’Tous bandits d’honneur’’. Maurice CHOURY était communiste et rédacteur en chef de’’ Avant-garde ’’. Il entre en résistance en 1940 au côté de Danielle CASANOVA dont il est le beau-frère. En 1942 il rejoint la Corse, sa terre d’adoption et devient fondateur, (avec Arthur GIOVONI) et membre du Comité départemental du ‘’FRONT NATIONAL’’ et responsable de la zone sud.

 Le 9 septembre 1943 il lance l’ordre d’insurrection à Ajaccio.

Après la guerre, il reprend son métier de journaliste et se consacre à l’écriture et à l’histoire. Le 7 novembre 1969, il succombe à une crise cardiaque, lors d’une conférence qu’il donne à la Maison des Jeunes d’Ivry. Voici, relatées ici, quelques critiques inspirées par l’ouvrage de Maurice CHOURY.  

Le Général d’armée Fernand GAMBIER, créateur du ‘’Bataillon de choc’’ a dit : --« Ce livre a gardé toute sa valeur de témoignage intègre. Il restitue l’atmosphère de cette période. »

Le général DE GAULLE, lors du discours d’Ajaccio le 8 octobre 1943 s’exprimait ainsi : --« …les patriotes Corses groupés par le Front National, auraient pu attendre que la victoire des Armées Alliées réglât heureusement leur destin. Mais ils ont voulu eux-mêmes être les vainqueurs. ».

Arthur GIOVONI, membre du Comité Départemental du Front National écrit en substance :    --« Ce livre de l’histoire de la résistance Corse, dont tous les historiens honnêtes se sont inspirés, a suscité l’approbation chaleureuse des résistants de toutes opinions. ».

Je vais, donc, à travers ce manuscrit, ainsi qu’à travers d’autres documents de références,  essayer de faire comprendre au plus grand nombre que les communistes français n’ont rien à partager avec les  extrémistes de quelque bord que ce soit, et que leurs idéaux n’ont rien en commun avec les thèmes ignobles exprimées par le ‘’FN’’, parti fantoche de la famille LE PEN créé en 1972.

Voici une carte de membre du ‘’Front National de lutte pour la libération et l’indépendance de la France’’. Elle appartient à Mathilde FILLOZ qui a bien voulu nous la confier.

 

Scan Pic0004                                              (à suivre) 

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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 11:41

Notre pays, tout entier, a salué, à l’unanimité, l’énorme sursaut de son peuple face aux attentats qui l’ont frappé et meurtri dans sa chair, dans son cœur, dans ses hommes.  Et, je dois dire et écrire, qu’aujourd’hui, la fierté d’appartenir à ce peuple m’a totalement envahie. Pourtant une inquiétude me corrode l’esprit : avons-nous les gouvernants et les hommes politiques capables de faire vivre cette espérance ? Celle d’une nation réunie au delà des opinions politiques, fatalement différentes, qui font vivre une démocratie ? Car l’uniformité nationale n’est pas un unanimisme ; mais c’est partager la notion d’un projet national commun. C’est partager le sentiment d’une communauté de destin. C’est cela qui crée une nation et qui la fait vivre, au nom de tous ses citoyens. Le reste est tout à fait accessoire. Les événements de la vie politique sont bien plus bas que ce ciel imaginaire que l’on peut nommer ‘’unité nationale’’ ! Cette unité, nous l’avons vue représentée lors de ces formidables manifestations. Témoignages d’hommage aux victimes de ces attentats barbares dont l’agnosticisme a fait monter une exigence : celle du respect de l’autre. De tous les autres. Quelles que soient leurs origines. Quelle que soit la couleur de leur peau. Quelles que soient leur religion ou leurs opinions. Pour rester au contact de ce ciel, il nous faut acquérir des valeurs qui sont loin d’avoir toujours été présentes dans la vie politique nationale de ces dernières années. Période où la démolition de l’adversaire et la haine de l’autre étaient des notions cardinales. En cela, la froide exécution des journalistes de Charlie Hebdo est là pour nous démontrer qu’il est encore loin le temps de l’intelligence. Journalistes, dont le talent était de faire rire de tout, sans animosité pour qui que ce soit. Ainsi, les meurtres de français de confession juive montrent à quel point intolérance et bêtise peuvent se confondre. Quant aux policiers, tués pour la défense de nos libertés, ils sont les témoins que certains n’ont rien compris au droit du « vivre ensemble » dont la sécurité est le garant !

N’oublions pas que toute liberté ou tout droit implique nécessairement, pour s'exercer complètement, un devoir de tolérance.

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4 janvier 2015 7 04 /01 /janvier /2015 10:31

Les dégénérés, qui se jette sur le livre d’un bouffon qui veut renvoyer les femmes à leur couture ont, à ne point douter, l’urgent besoin d’une fangothérapie dont nous pouvons souhaiter qu’elle leur soit bienfaisante ! La fange n’est pas notre domaine. Et nous n’avons aucune référence pour nous risquer à une prédiction ! Nous préférons la France du ‘’beurre frais’’, à celle d’une cuisine rance ; mais nous ne porterons aucun jugement sur les préférences littéraires de qui que ce soit. Heureusement le choix nous est possible et le prix Nobel de littérature de Patrick Modiano nous fait sortir des égouts des derniers bestsellers. Nous ne choisissons pas nos parents ; la difficulté de notre itinéraire et de nos choix est immense. Le hasard joue aux dés et chacun est enchanté de se trouver du bon côté de la barrière.

Car les boucliers sont de plus en plus nombreux à se lever devant les malheurs des autres. Les hommes ont peu cure de venir au secours des plus faibles. Chacun veut l’autre à son image. Et, à force de contraintes, on finit par enfoncer les plus faibles dans la recherche d’une identité qu’on leur refuse. Au point que même la barbarie leur est plus attirante que l’humiliation et le mépris ! Qui va faire preuve de pédagogie plutôt que de condamnation sans appel ? Cette éducation du rejet de la différence, dont de nombreux incidents sont des grains de sables, semble avoir colonisé les esprits les plus quelconques, marquant, ainsi, la voie inévitable vers l’intolérance. Il s’agit d’une vision mise en forme par des bateleurs malhonnêtes et dont l’absence de culture permet la pénétration dégénérative. Beaucoup plus grave est le sentiment de déclin de notre pays, qu’elle ne manque pas d’entrainer ! Ce spectre assombrissant d’une France déclinante, d’un pays sans avenir… Alors qu’il n’a jamais eu autant d’atouts pour devenir une grande puissance mondiale. Langue, population, cerveaux, médecine, informatique, médaille Fields de mathématiques, prix Nobel de littérature, pays qui est reconnu, par tous, comme un des plus influents dans le monde, a une réputation qui est battue en brèche par ceux des siens qui n’ont en tête que l’accroissement de leur productivité et de leurs intérêts spéculatifs.

Nos références ne sont pas les leurs et nos consciences ont plus de raison que les leurs !

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21 décembre 2014 7 21 /12 /décembre /2014 11:12

A mes amis et lecteurs du Prolix-blog, j’offre à lire ce billet destiné à toute ma famille du rugby villiérain.

Très chères amies, amis très chers, bonjour,

Comme chaque année, depuis des décennies, je suis surpris à l’approche des fêtes de fin d’année. Les rues, de nos villes et de nos villages, s’illuminent de mille feux et de mille décorations en tous genres et de tous acabits. Beaucoup apportent, à la magie de cette période, une atmosphère de bien-être et une sensation de béatitude. Des inscriptions, réalisées grâce à des leds –vous savez ces petites ampoules qui n’usent pour ainsi dire pas d’électricité- nous rappellent que c’est ‘’Joyeux Noël’’ et ‘’Bonne année’’. Certaines osent même l’anglais ‘’Merry Christmas’’. Il en est qui diffusent des messages de paix, de santé et de bonheur. D’autres portent, haut et fort, des pensées de joie, d’espoir, de tolérance et de partage. Je dois me soumettre à l’idée que Noël est déjà à nos portes ; 2014 vit ses derniers instants. Nous avons payé un lourd tribut, à cette année qui s’en va. Nous avons laissé en route, des amis plus ou moins âgés. Beaucoup, que nous connaissions, ou pas, ont subi les foudres du ciel, lors d’épisodes orageux et tempétueux. Plusieurs n’ont plus rien de ce qu’ils avaient forgé au cours d’une vie, souvent faite de labeur et de privations. Certains y ont, malheureusement,  laissé leur vie.

Que disais-je donc ? Ha ! oui ; que toutes ces illuminations sont le prélude aux fêtes de fin d’année. Je suppose que beaucoup d’entre vous passerons ces fêtes bien au chaud, auprès de leurs enfants, petits enfants, voire arrières-petits enfants. De nos précieuses têtes blondes à nos vénérées têtes chenues, notre capital ‘’affection’’ va être lourdement entamé. Il faudra donner, aux siens, de ses sentiments sans compter. Et c’est tout naturel. Qui priverait sa progéniture du moindre atome d’amour ? D’ailleurs je vous connais ; je sais que, tous, vous avez l’amour et l’amitié qui débordent.

Malgré ces moments de vie, festifs, auxquels je concède une place importante, mon cœur est accaparé par d’autres pensées. Chaque année, à cette époque propice au rapprochement familial ou social, certains vivent seuls, dans l’anonymat le plus accompli. Beaucoup nous sont étrangers ! Pourtant, plusieurs, qui à un moment donné ont croisé notre route, sont devenus nos amis, nos compagnons de jeu, nos camarades de bonheur ou de peine.  Un jour, nous les avons perdus de vue. Quelques-uns n’ont personne vers qui se tourner, sur qui compter le temps d’un geste de tendresse, d’amitié ou simplement de camaraderie. Chaque fin d’année, je renouvelle cette démarche ! Chaque fin d’année je redis mon exaspération ! Chaque fin d'année, souvenez-vous chers amis, j’exhorte chacun de nous à se pencher sur ce problème crucial. Et l’on peut toujours faire semblant de croire que l’on n’est pas concerné. C’est incontestable ! Si nous n’allons pas vers eux, ils ne tendront pas la main ! Ce sera une année, encore, d’oubli et de disgrâce.

Mes chers amis ! J’espère ne pas avoir dérangé vos consciences. Ce n’est pas le but de mon billet d’amitié. Chaque fois que je vous aborde, à travers mes courriers, je m’attache à vous distiller de grands effluves d’affection, de délicatesse et de cordialité. Chacun de vous est cette amie, ou cet ami, que j'apprécie de tout mon cœur malgré notre éloignement. Pour moi, vous n'êtes pas simplement une relation !  Vous êtes quelqu'un qui a une très grande importance. Et Noël, me semble t-il, est l’occasion idéale pour vous l'exprimer bien tendrement. Chaque jour qui passe, c’est un peu plus d’amitié que je vous réserve. Cette amitié, j’espère que vous la partagez avec moi ! La mienne, en tout cas, vous est éternellement acquise. C’est ainsi, depuis longtemps, et ça durera jusqu’à l’extinction des feux de ma vie.

Cette fin d’année, plus que d’habitude, je vous ai restitué un indispensable transfert d’affection. Pour vous, j’ai vidé ma hotte d’émotion… Alors, je vais discrètement vous chuchoter à l’oreille : joyeux Noël et à bientôt. Prenez bien soin de vous et de ceux que vous aimez.  Votre fidèle et dévoué. Félix, François.

 

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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 10:48

Alors que s’ouvre la nouvelle saison hivernale, les associations caritatives, (Restos du Cœur, Croix-Rouge, Secours populaire, Secours catholique, etc.)  et la Fédération des Banques alimentaires sont confrontées à une situation alarmante. Elles ne bénéficient plus du ‘’Programme Européen d’aide aux plus démunis’’ (PEAD). Et cela, à la demande de six pays, dont l’Allemagne et la Suède. Ils estiment que ce dispositif ne les concerne plus. Ils font valoir qu’à l’origine, il y a vingt cinq ans, il s’agissait de distribuer les excédents agricoles communautaires en faveur des plus pauvres et des plus démunis, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. Le financement étant assuré par la PAC (Politique Agricole Commune). Quelle que soient les raisons invoquées, l’Europe ne sort pas grandie de cette contestation. Les ONG vont en effet se retrouver, si la décision est maintenue, avec un budget largement amputé, alors que le nombre de demandeurs ne cesse de grossir chaque année. Ce seront des millions de repas en moins. Quand ont sait que la France, pour ne parler que d’elle, compte selon l’INSEE, dix millions de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté. Les instances médicales ne cachent pas leurs craintes : « Les problèmes de carence alimentaire, et de déséquilibre nutritionnel, risquent de réapparaître en Europe, pour la première fois depuis l’après-guerre ! »

Face à ce risque de séisme humanitaire personne ne peut rester indifférent. Un consensus national s’impose. On attend du gouvernement qu’il se range délibérément aux côtés des ONG pour leur apporter le soutien concret dont elles ont besoin, pour répondre à l’attente des plus démunis.

C’est un problème de solidarité qui se pose. Une épreuve du vivre ensemble. Elle nous concerne tous. Nous sommes engagés dans une bataille de civilisation. Il nous revient de bâtir ensemble la société à venir. Nous avons le devoir d’aider ceux qui sont le plus exposés, à ne pas céder au désespoir. Ceux qui ont recours aux associations caritatives pour franchir ce cap douloureux, ne pourront y parvenir que si nous leur  tendons la main. La pauvreté n’est pas une tare… c’est un malheur ! Combien sont-ils à s’être retrouvés dans cette spirale du soir au lendemain sur le bord de la route ? On pense, notamment, à tous ceux qui ont perdu leur emploi, à tous ceux qui n’ont plus ni gîte, ni couvert. A tous ceux qui vivent des moments déchirants, dont beaucoup sont des enfants et veillards.

Quand on voit le monde tel qu’il se dessine, un monde sans horizon, sans avenir lisible, on a le sentiment que ceux qui nous dirigent, sont dans l’incapacité de maîtriser le présent. Ce qui est vrai pour la France l’est aussi pour les autres pays. Pour chacun se pose les mêmes problèmes, les mêmes incertitudes, les mêmes interrogations.

Alors que nous saluons la naissance du sept milliardième terrien, comment fermer les yeux sur cette planète qui accumule tant de misère, tant d’injustice, tant de mal vivre.

Comment ne pas rêver d’un monde où les pauvres ne seraient plus qu’un mauvais souvenir ?

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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 11:07

 

Comme une fusée de détresse,

Inondant de rouge la nuit,

Dans la rue est monté un cri !

Camarades ! Ils ont tué Jaurès !

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