Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 15:54

Des manifestations en tous genres et pour n’importe quoi se meuvent chaque jour. Souvent contradictoires, elles se suivent et se ressemblent. Leur atmosphère s’enivre dans un climat délétère dans lequel s’incrustent  cléricalo-conservatisme, poujadisme, parfumé d'un zeste de xénophobie. S’il est une pertinence, c’est bien celle-ci : le peuple français est un peuple frondeur ! Il y a trois siècles, déjà, Rochefort écrivait " la France compte 36 millions de sujets et autant de sujets de mécontentement"; Mais ce qui caractérise l’ambiance actuelle, c'est la confusion des valeurs. La confusion des objectifs. La confusion des analyses. Les violences verbales, ainsi que les insultes ad hominem, masquent souvent la pauvreté du raisonnement. Le climat de rébellion apparent, en dehors de l'inquiétude généralisée, contient des intérêts tellement contradictoires qu'il ne pourrait, en aucune façon, enfanter un mouvement politique cohérent. Mouvement susceptible de submerger un gouvernement en place ! Bien plus sérieuse est la tentative de l'extrême droite d’agglomérer tous ces mécontentements pour en tirer une force électorale qu'elle ne possède pas fondamentalement. La responsabilité en revient, essentiellement, à un gouvernement flou dans la définition de sa politique Flou dans sa stratégie politique. Flou dans la conduite de sa politique. Flou dans la déclamation de ses objectifs politiques ! Bref, ce qui caractérise, le mieux, la situation, c'est l'absence d'un homme d'état. Un homme qui trace une voie visible et clairvoyante. Un homme de caractère qui mettrait fin à toutes les velléités factieuses de ses ennemis et, surtout, de ses soi-disant amis ou assistants. Un homme de mesure et d'audace. Un homme qui s'imposerait à cette Europe "austéritaire" en tapant un grand coup sur la table des Nations. Un homme qui dirait clairement quelle est la place du social et de l'économie. Bref un HOMME DE GAUCHE !

Partager cet article
Repost0
2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 10:19

 

Nos opinions politiques ne déterminent pas nos amitiés. Je pense, que comme moi, en dehors des xénophobes invétérés, vous avez parmi vos amis, un éventail de positions qui fait la qualité de nos échanges verbaux. Ca n’empêche pas la passion et les froissements. Mais quelques hâbleries, bien senties, sont là pour apaiser le climat. S’il en était autrement, des castes confortées de certitudes, se provoqueraient à chaque rencontre et le climat, des villes et des villages, serait singulièrement étouffant. On a des camarades de lutte ! Et l’on a des amis pour le bien-être ! Rien n’interdit la rigidité dans nos propos, et la conviction dans nos positions. De même, la dénonciation stricte et intraitable envers des injustices et des travers de notre société stigmatisés par des valeurs que l’on ne peut partager.

Il y a des situations où la lutte politique est nécessaire ; et, les guerres de libérations nationales en sont les plus beaux exemples. La liberté ne s’accorde pas : elle se conquiert ! Chaque fois que des indépendances ont été concédées, elles ont fait l’objet de compromis particulièrement favorables au colonisateur. Il faudra du temps aux peuples et aux états pour sortir de cette dépendance sournoise car leurs personnels politiques sont souvent les vassaux des ex-puissances coloniales.

Le discernement, que chacun devrait avoir sur les situations nationales et internationales, n’est jamais au rendez vous ! Il est embrouillé par la désinformation permanente de certains médias totalement encrassés dans les eaux polluées de la finance apatride. Elle est souillée par les positions politiques de certains partis, plus favorables à la démarche politicienne qu’à l’édification d’une démocratie claire et honnête. Elle est brouillée par la communication volontairement antinomique de certaines gouvernances. Elle est enténébrée par l’ignorance où nous ont laissés nos études sur l’histoire du monde et de notre pays ! Nous adhérons à des histoires incomplètes. Nous n'avons aucune curiosité sur notre environnement international. Nous absorbons comme des buvards les contrevérités que l’on nous diffuse. Nous prenons parti sur des informations erronées. Et nous nous livrons à des hommes qui se disent providentiels et qui ne sont que des opportunistes. Regardez ce qui se passe, actuellement, dans les rangs de la droite soi-disant ‘’républicaine’’. Celui qui s’était fait exclure, par la porte, revient par la fenêtre. D’ailleurs, certains de ses amis ne s’y trompent pas, qui lui mettent des bâtons dans les roues. Faut-il manquer, à ce point, de fierté et d’orgueil, pour (essayer de) revenir sur le devant de la scène, sachant que si l’on a été débarqué c’est pour ce que l’on est, cet-à-dire dédaigneux, arrogant, méprisant. Et, pour répondre à quelques fatigués mytho-cathos, faire des promesses qui ne seront pas tenues ; juste pour asseoir sa suprématie. Quel triste spectacle que celui de Bordeaux, où, sous la huée de retardés mentaux à l’encontre de son ami Juppé, il faisait la pantomime en se balançant sur sa chaise. Avant d’en faire d’autres, et si par malheur, vous reveniez aux affaires, une foule de pauvres gens, sans subsistance et sans abri, vous demanderont de tenir la promesse que vous aviez faite lors de votre campagne, le 18 décembre 2006. Je vous cite Monsieur Sarkozy :

‘’Je veux, si je suis élu président de la république, que d’ici à deux ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d’y mourir de froid. Parce que le droit à l’hébergement, je vais vous le dire, c’est une obligation humaine. Mes chers amis, comprenez-le bien : si on est plus choqué quand quelqu’un n’a pas de toit lorsqu’il fait froid et qu’il est obligé de dormir dehors, c’est tout l’équilibre de la société où vous voulez que vos enfants vivent en paix qui s’en trouvera remis en cause.’’

Nous avons là, un bel exemple de notre manque de vigilance, et d’abandon de la politique, à des personnes peu scrupuleuses de nos intérêts.

La politique est une nécessité pour tous ! Essayons de nous y intéresser !

Partager cet article
Repost0
24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 14:40

Les atteintes à la démocratie, sont un marqueur de l’époque actuelle.  Époque unique dans l’histoire de ce pays, ponctuée en cela par le silence assourdissant des hommes et des femmes qui dirigent la nation. Je suis surpris d’appendre que dans les réunions on évite, soigneusement, de parler politique. C’est, paraît-il très dangereux ; là est le début de la démission ! Il y a quelques années, encore, dans les cercles les plus fermés, y compris les cercles militaires, les discussions politiques étaient les bienvenues. Elles donnaient lieu à l’expression de joutes verbales qui jetaient un éclairage sur l’état de la France et de sa démocratie. Ce dimanche midi, je regardais une interview d’Arlette Laguiller qui disait, justement –« Le goût de la discussion politique a disparu avec l’envie de lutter. La force du FN c’est le manque de lutte des partis républicains ».  Aujourd’hui, le silence est généralisé. Peut-être un peu honteux. Mais l’on passe sous silence des faits on ne peut plus graves. Ce silence volontaire ou peureux fait de notre pays un des plus égoïstes. Un des plus xénophobes. Un des plus laxistes. Un de ceux où la culture politique ou sociale reste réservée à une caste supérieure qui évite de dire la vérité à son peuple. Elle la déforme dans les sens unique de ses intérêts électoraux. Transporté sur les ondes par de sournois journalistes affidés, elle est écoutée par une foule d’auditeurs qui n’ont nullement la propension à discuter des arguments, souvent fallacieux, que lui servent certaines élites politiques, médiatiques ou culturelles. Dans les émissions télévisées consacrées à un économiste, on ne retient aucunement son argumentation. Par contre on attache de l’importance à son homosexualité ou à son ancienne appartenance au parti communiste.

La dramaturgie de ce silence, c’est quelle atteint la classe politique en son sein. Une multitude d’actes homophobes, antisémites, antimusulmans et anti noirs sont passés sous un silence avilissant par cette caste plus soucieuse de sa clientèle électorale que de la réputation de la nation ! Elle fait preuve d’une mauvaise foi crasse, lorsqu’elle dénonce le retour de milliers de français modestes dans le barème de l’impôt. Alors qu’elle sait pertinemment  que ce retour de français modestes dans le rôle de l’impôt est dû au Gouvernement Fillon, et sa non-indexation des revenus fiscaux sur la courbe de l’inflation dans le PLF 2012 (sous la pression des lobbies qui sentaient le vent tourner pour les présidentielles 2012).

Nos édiles peuvent bien déclarer ce qui les chante, puisque ses problèmes ne sont plus discutés dans les réunions citoyennes ; le public c’est retiré de ce domaine. Reste la crédulité de la population dont le seul crédo reste les médias branchés et la rumeur publique.

Pendant ce temps, le populisme gagne de plus en plus de terrain. La parole d’un leader,  devient parole d’évangile ! A chacun son opinion, si différente soit-elle, à condition de savoir pourquoi et l’argumenter. Aujourd'hui les opinions diverses et variées sont lancées à la dérive, sans support audible. Mais, plutôt, en rapports avec des rancœurs inexprimées ou des préventions inexprimables. Chacun se croit permis d’insulter tous adversaires politiques. Que l’on critique tel homme ou telle femme politique pour ses opinions et son action politique… mais que l’on tance avec délectation sa couleur de peau, sa religion, ou son orientation sexuelle c’est particulièrement douloureux et méprisable. Hier, avait lieu un débat politique pour la présidence de l’UMP. Sous la contrainte d’une poignée de retardé mentaux, l’ignoble Nabot à cédé en proclamant très haut –« Si je revenais aux affaires, eh ! bien, oui, j’abrogerai la loi Taubira sur le mariage pour tous ». Quand on sait que 73% des français est favorable à la loi. La contribution au débat politique demande un minimum de respect, un minimum de culture politique, un minimum d’ouverture d’esprit. Mais surtout un minimum d’ouverture sur le monde ; sinon notre culture devient frigide et notre environnement s’empuanti ! L’absence de discussion en réunion va stériliser notre connaissance de l’autre, notre connaissances des autres, notre connaissance des problèmes de notre pays. Il va soumettre nos opinions aux leitmotivs de ceux qui ont intérêt à les faire partager. Et l’on comprend mieux les arguments de certains partis qui jouent sur l’ignorance pour accréditer leurs visions démagogiques et mensongères. Il faut reprendre la parole à ceux qui nous l’on volée et la partager avec des hommes qui ne sont pas loin de redonner l’espoir à notre pays en plein désarroi.

Partager cet article
Repost0
17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 14:29

Rue du bonheur et chansons dans l’air.

Le ciel est bleu tant l’azur est clair.

Les gens sont bien gais et leurs yeux brillent

Ca sent bon. Les enfants jouent aux billes.

 

Au jour levant, ils sont arrivés.

Leurs manteaux étaient grands ouverts.

Dans un terreux nuage de poussière,

Vers les maisons se sont avancés.

 

De leurs bouches, aux dents hérissées,

Se sont  échappés des mots de fiel.

Et d’un coup s’obscurcit le ciel.

La tempête c’est mise à gronder.

 

Pensées infâmes, pensées amères.

La rumeur serpentait parterre.

J’ai voulu l’étouffer de mes mains.

Le tonnerre grondait dans le lointain.

 

Comme ils sont  venus, ils sont partis.

Le mal était semé à la traîne.

Déjà les plants montaient en graines.

Notre cité sentait le vomi.

 

Rue du malheur, honteuses pensées

Le ciel est noir, éclatent les trombes.

La rumeur à creusé la tombe

Des malheureux qui sont concernés.

 

 

Partager cet article
Repost0
14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 14:13

Les ouailles attendent leur Messie dont la caractéristique principale est de n’avoir aucun message à délivrer sinon « tires-toi (pov’con) que je m’y mette ». Certes la France est au bord du dépôt de bilan. On croit découvrir ‘’un pot aux roses’’. Tout cela n’est pas nouveau puisque le chef de gouvernement de cet hurluberlu nous avait affirmé, lors d’un déplacement à Calvi, le 21 septembre 2007, qu’il était à la tête d’un état en faillite. Les péripéties diverses et variées d’un gouvernement actuel, sans queue ni tête, vont, sans doute, lui faciliter la tâche. Mais les mémoires vont certainement se rafraichir en voyant sa dégaine obscurcir à nouveau les étranges lucarnes. L’hystérie des fans ne remplace pas un bilan. Et le bilan du cuistre trépignant a l’épaisseur d’une feuille de papier mâchée par les mimiques, les grimaces et les rodomontades d’un orateur dont, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il n’avait pas le français dans la poche. Que dire d’un crieur qui gesticulerait sur son tréteau sans aucune annonce au public qui le bade ! Il faut du talent pour faire la pantomime. Le grime  et l’incongruité ne suffisent pas ! Les petits scandales font le bonheur des irréfléchis. Les gazettes (et encore, c’est faire du tort au mot gazette) et autres émissions télévisuelles, enflammées par des boutes-feux  sans foi ni loi, journaleux de bas étage plus putassier l’un que l’autre, savent en tirer les profits qu’il convient. De nombreux ouvrages de qualité emplissent les gondoles de nos bouquinistes, mais la rentrée littéraire c’est trouvée étouffée par les confessions, malodorantes et méphitiques, d’une femme qui n’a pas su conserver son amant ! La distinction est la qualité des grands ; et la discrétion fait partie de la distinction. Un peuple, avide de dénigrement et d’indiscrétions, ne peut s’élever au dessus du compost fumant et empuanti, déjections de ce ramassis de gâte-papier et de tribun de basses-fosses. Et pourtant… il est heureux ; car on lui en sert tous les jours à satiété ! Ce niais sous-ministre s’est fait un renom en omettant de déclarer ses impôts ce qui est, à vrai dire, la tentation de tout un chacun, s’il n’avait peur des indemnités qui s’en suivent en cas d’harponnage ! De ce petit scandale qui aurait pu faire des gorges chaudes, en des temps plus éclairés, il s’en suit une affaire d’Etat qui a la consistance d’un zéphyr mais dont on fait une tempête, comme quoi, pour certains, un verre d’eau devient un océan !

Ouailles : Rien n’est plus malsain, rien n’est plus funeste qu’une ouaille ; il faut laisser ce mets grossier aux rustres et aux dégénérés.

Partager cet article
Repost0
2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 09:50

La situation de notre pays est loin d’être réjouissante. Pourtant certains en font des gorges chaudes et plus encore espèrent un épuisement de la gouvernance qui  leur permettrait d’arriver prématurément au pouvoir ! Nous n’avons pas ménagé nos critiques à cette gouvernance qui, le moins qu’on puisse dire, a nagé en eaux saumâtres, de bien longues semaines, faute d’un projet politique cohérent, faute de fermeté dans ses convictions, faute d’autorité dans son action européenne, faute de caractère face à ses partenaires et en particulier l’Allemagne. Tout cela donne l’impression d’un pouvoir à la dérive dans des flots agités et n’a aucune perception du cap à suivre : ‘’Il n’est de bon vent quand il n’est pas de bon marin’’. Cette fragilité, dans l’appréciation globale d’une situation très périlleuse, ajoute à l’angoisse des français sur leur avenir immédiat et à moyen terme. Ce n’est pas que manquent les bons projets dans les cartables du gouvernement ; mais tout semble aller à vaut l’eau tant faillissent la volonté politique et la compétence de ceux qui sont chargés d’élaborer et de mettre en œuvre une politique de redressement du pays. L’opposition n’est pas en reste avec des querelles qui fleurent bon la cour de récréation et l’absence totale de préconisations adaptées à la situation de notre pays.

Prenons un exemple : le budget de l’état, -sur lequel l’opposition fait feu de tout bois en disant qu’il est le plus cher d’Europe-. Ce budget peut être décomposé en deux chapitres : 1) le budget lié à l’Etat et les collectivités territoriales qui est le dixième d’Europe : 2) le budget social qui est un des plus chers de la CEE. Que l’opposition nous dise sur quels postes de ce dernier elle compte faire des économies, alors qu’elle crie à hue et à dia sur la limitation du quotient familial et des allocations familiales pour les plus riches. On voit à l’occasion de ces réactions qu’il s’agit, pour l’opposition, de réduire les avantages sociaux de ‘’ceux qui en ont le plus besoin’’. Car si la réorganisation et la rationalisation des dépenses de l’Etat, de même que la simplification administrative peut permettre des économies substantielles, celles-ci seront très insuffisantes. Une externalisation de certains services publics peut aussi être envisagée ;  mais il s’agit là d’une gestion de pénurie avec des conséquences souvent néfastes pour les usagers. Déjà, alors même que certains services restent dans le domaine public, leur complexification les laisse hors de portée de la plupart des citoyens -comme à la Poste-. Quant à toucher à l’édifice social, patiemment tissé au cours des décennies, ce ne sera possible que si le revenu des français augmente de façon à compenser la perte de certains avantages.

On voit bien que la solution est la dynamisation de l’activité, la réorganisation de l’économie autour d’activités industrielles et commerciales, et plus seulement autour des services, la réglementation des importations autour de valeurs éthiques qui permettrait de taxer certains produits d’importation dont la production se fait dans des conditions inhumaines, la créations d’entreprises capables d’offrir des produits haut de gamme, la constitutions de pôles industrialo- universitaires nous permettant de concurrencer les produits technologiques des pays les plus avancés etc., etc. Le tout dans un but de relèvement généralisé des salaires et, surtout, de chasser ce vieux  pessimisme qui semble s’abattre sur notre pays comme la misère sur le monde et la pédophilie sur le (bas) clergé.

Le déficit de la France est de 2000 milliards d’euro tandis que l’épargne française est de 16 500 milliards d’euros, dont la moitié aux seuls 10% les plus riches. Et je ne parle pas de la fraude fiscale… Je crois qu’il est temps de faire jouer la solidarité pour le bien de tous.

Partager cet article
Repost0
25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 14:57

Nous vivons, actuellement, une période de retour aux années précurseuses de la ''Commune''. Suppression du SMIC, augmentation de la semaine de travail, suppression de jours fériés, travail le dimanche (sur ces deux derniers points, l'on entend pas la voix des églises), remise en cause de la Sécurité Sociale, des prestations sociales et des retraites. Le Médef, après avoir eu la promesse  d'engranger une centaines de milliards d'euros, voudrait rendre les ouvriers taillables et corvéables, à sa convenance. Nous nous préparons des périodes sombres. Je vous soumets, à réflexion, ce texte de Nikolaï Boukharine, intellectuel révolutionnaire du début du XXème siècle.

-"Sans contredit, les classes possédantes ont des méthodes presque parfaites pour abêtir les classes exploitées et maintenir leur pensée en captivité. L’une des plus usuelles consiste à leur imposer des formules redondantes, absolument dépourvues de contenu positif et d’autant plus facile à employer dans tous les sens.

Le mensonge le plus cynique de notre époque (et le plus abêtissant) c’est sans contredit celui de la démocratie bourgeoise fondée sur la liberté, alors que le mot liberté ne signifie rien, — rien, — tant qu’on ne sait pas à quelle classe il s’applique.

Et toutes les autres idées si souvent invoquées par cette vieille prostituée, que sont les médias et la presse bourgeoise, n’ont guère plus de sens. La civilisation n’est que celle de la bourgeoisie au pouvoir. L’universalité des citoyens évoque l’ensemble des usuriers et des banquiers, des rentiers et des spéculateurs, des curés et des culs bénis (de droites en général) et des catins, des galonnés et des ministres. Mais, — c’est ça l’important ! — ces mots sont sonores et l’on sait s’en servir à merveille. L’union des forbans capitalistes, baptisée « Société des Nations », s’impose au respect des esclaves. La liberté de l’exploitation dite liberté tout court permet de duper sans fin les exploités.

Il y a dans la société capitaliste un fétichisme verbal. Les mots dominent les hommes incapables d’en apercevoir le contenu réel. Ce qui fait que les choses les plus évidentes ne sont encore pas intelligibles pour bien des gens. Nikolaï Boukharine

On ne peut plus d'actualité! Non?

Partager cet article
Repost0
18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 17:08

Salut à tous, amis, camarades, lecteurs insoupçonnés, chalants et flâneurs.

Je voulais simplement vous dire que je n'aie pas cessé de penser à mon blog et aux fidèles lecteurs qui s'y rendent assidûment. Je sais que ma rhétorique  n'a que peu d'intérêt, surtout pour ceux qui ne partagent pas mes idées, fussent-elles civiles, politiques ou sociales. Mais qu'importe; mon seul désir est dans le partage. Et l'on ne partage que ce que l'on possède, en espérant, quand même, ne pas trop décevoir. Qu'importe le vent si l'on n'a pas de port où aller. A tous je dis à bientôt.

Partager cet article
Repost0
9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 09:32

Un de mes amis concerné par le problème, me faisait remarquer, avec justesse, que le système éducatif français était particulièrement élitiste. Ce mode d'éducation, depuis plusieurs siècles, laisse, sur le bord de la route, beaucoup de jeunes sans formation qui ne peuvent s'intégrer dans un tel précepte! C'est malheureusement une vérité douloureuse dont la solution se trouve dans une révolution éducative. Cette mutation requiert une adhésion massive de tous les intéressés. Ce n'est pas gagné quand on voit que l'indispensable réforme des rythmes scolaires rencontre les oppositions les plus égotistes, les plus conceptuelles et les plus malhonnêtes. Ce ne sont plus nos enfants qui sont au coeur du problème. Nous sommes le seul pays qui cumule deux handicaps majeurs. La journée d'école la plus chargée. Et l’année scolaire la plus courte.

Ce rythme infernal actuel convient, peut être, aux enfants brillants, aux enfants installés dans un confort familial certain, aux enfants qui vivent dans un milieu culturel qui ignore un apprentissage difficile. Mais les autres doivent se débrouiller comme ils le peuvent!

En tout cas ce rythme sied bien aux parents qui ne pensent qu'à  leurs petits weekend. Aux hôteliers obnubilés par leur chiffre d'affaire. Et à cette opposition indélicatement déloyale qui trouve là un moyen de déstabiliser le gouvernement,  l'éducation nationale et pour tout dire... la France entière. C'est fou ces empêcheurs de laisser bien faire tourner les choses.

Pourtant, cette révolution éducative est indispensable; mais seul un gouvernement au charisme indéniable pourra, un jour peut-être, commencer à l'imposer!

Partager cet article
Repost0
25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 11:05

L’actualité et ses événements nous enseignent à quel point la lutte pour la tolérance est une route difficile, bordée d’abîmes, où des esprits grimaçant de haine sont prêts à nous bousculer. Le monde n'a jamais été aussi hasardeux. Non pas que les actes soient plus barbares que ceux du 20è siècle où des êtres civilisés se sont transformés en bêtes sauvages pour .anéantir des populations entières, dans la pire tradition des feux de l'enfer! Non pas que les comportements soient plus barbares que ceux qui ont déporté des peuples entiers pour les réduire en esclavage, en se posant des questions sur leur nature humaine! Non plus que les carnages des génocidaires espagnols et portugais en Amérique! Non plus les crimes commis sur le continent africain; au sud, au centre et ailleurs! Non plus ses exactions commises là, tous près de nos frontières, à l'Est, et attisées par un fou mégalomane qui joue les boutefeux!  Non plus que tous ses actes n'ont gravés, au fer rouge, l’histoire de l'humanité! Mais parce que l'humanité, ayant acquis plus de culture, n'a tiré aucune leçon de ses faits horribles! Ce crime, contre la mémoire, permet la réapparition de la bête immonde qui s’embusque, toujours, dans des empreintes du cerveau,  prête à s'arroger la moindre occasion pour réitérer et poursuivre son funeste ouvrage. Les mondes se font face, comme des chiens enragés, prêts à déchiqueter le plus faible d'entre eux! Même ceux qui furent l’objet de toutes ces barbaries, n'ont extirpé, de leur esprit malade, la haine qui se répand comme une traînée de sang et d'humeurs contre tous ceux qui ont faim, contre tous ceux qui ont soif d'un peu d'humanité, d'un peu de convivialité, d'un peu de compassion, d'un peu de compréhension. Leurs vociférations retentissent au cœur de la planète, assourdissant l'espace de la sérénité, perturbant le temps de la réflexion, amputant l'intégrité de toute intelligence! Notre pays, malheureux de ses frustrations, essaie de le faire payer aux plus malheureux qu'elle! La chasse est ouverte, contre  ceux qui sont "dessouchés". Contre ceux qui, mêmes intégrés, ne sont pas assimilés, à ceux dont l'habit, dont l'apparence, dont les atavismes culturels ne remplissent pas les cases de leur acceptation. Alors, le sordide animal persistera à se nourrir de ces humeurs malsaines, avec, en ligne de mire, l’assouvissement de sa volonté d'anéantissement! Berthold Brecht avait raison: ''Le ventre est encore fécond d'où a surgi la bête immonde...''

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

Recherche

Liens