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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 11:50

Voilà que revient sur le devant de la scène, l’ancien, je veux dire celui d’avant, le méphitique. Méphitique, car cet homme pue. Voyez nombre de ses portraits : cet homme a-t-il le visage d’un homme franc ?  Il me semble avoir atteint l’acmé de la puanteur. Son long et lourd passé, son action, ses attitudes, ses mots ses manœuvres, ses visées…Tout empeste. Nausé-abonde sa mégalomanie et sa vulgarité. Délétère son acharnement à chercher les suffrages les plus féroces, les plus ignorants, de ceux pour qui la couleur ou l’origine sont les seules causes de toutes nos difficultés. Empuantis d’abjection ses discours, ses mensonges, ses rodomontades, ses diatribes, ses insultes et ses grossièretés. Fétides ses délirantes autosatisfactions, infecte sa suffisance. Asphyxiantes ses impudeurs et ses impudences. Il est insupportable par son concoctant mauvais goût et sa rance inculture. Die Welt, quotidien plutôt distingué, résume parfaitement le matamore : aventurier vaniteux possédé par la soif du pouvoir. Toute l’Europe se bouche le nez. N’y aura-t-il, encore, qu’une ramée de français imbéciles et aveugles pour désirer le retour de se puant individu. Il a été jeté dehors par la porte. Voilà qu’il veut revenir par la fenêtre. Il vient donner des leçons qu’il n’a, lui-même, pas su appliquer. Dans une tribune du Point,  il propose, avec une impudicité indécente,  une Europe des riches et une Europe des pauvres, lui qui est passé outre le refus des français, au référendum de 2005, de ‘’ratification du traité établissant une constitution pour l'Europe’’.

Les français auraient-ils la mèmoire si courte? Ou sont-ils de furieux dégénérés? A suivre...

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 14:40

Depuis quelques vieilles lunes, on parle du cumul des mandats avec fort à propos. Les ‘’contre’’, ceux qui voudraient flatter le nirvana. Les ‘’pour’’, ceux qui ne veulent surtout pas abandonner leur plénipotentariat, qu’il soit physique ou financier, voire les deux.

Les élections municipales seront déterminantes pour connaitre la réelle préoccupation de certaines de nos élites à appliquer la loi sur le non cumul des mandats. Certes cette loi ne sera applicable qu’à partir de la prochaine législature ; mais elle devrait, déjà, imprégner l’esprit et les intentions de nos prétendants. De plus, cette loi est des plus aléatoires, car elle n’énonce pas le nombre des fonctions administratives que pourront exercer nos élus. Faire de ce pays un pays moderne, c’est multiplier le nombre de ceux qui exerceront des fonctions électives ou administratives, telle la présidence d’un conseil hospitalier ou d’un office HLM. Or tout cela est actuellement cumulé par des échevins qui squattent tout ce qui est à leur portée. Certains ont été dénoncés par la presse et il n’est pas de coutume, dans mes billets, d’attaquer, ‘’ad hominem’’, qui que ce soit. Mais quand les bancs de la représentation nationale sont aux trois quarts vides, l’hésitation n’est plus permise.

Pourquoi cette loi du non cumul est importante ? D’abord parce qu’elle va rajeunir nos dirigeants. Elle va éviter la sclérose qui caractérise la pensée politique française. Elle va permettre un contact plus habituel entre les élus et le terrain. Elle va donner de l’intérêt à la vie politique. Elle va donner de l’ampleur à la participation du plus grand nombre à la vie politique. Quelques-uns, qui ont combattu ce projet, ont déclaré que cela ferait perdre le contact de certains élus avec les populations. Argument fallacieux s’il en est : car ces élus se prennent pour des entremetteurs du pouvoir, favorisant ainsi le clientélisme qui est une forme larvée de corruption. De grandes féodalités locales se sont forgées sur ce modèle ! La multiplicité des élus et des responsabilités va écarter ce risque et promouvoir une démocratie locale , où la participation de chacun sera largement favorisée.

La droite bonapartiste, ou de droit divin, fera tout pour défaire cette loi. L’élitisme est dans ses gènes, et les hommes indispensables lui paraissent évidents. Nous savons tous ce que l’on dit des hommes indispensables, dont les cimetières sont jonchés, et nous savons tous qu’elle n’a aucun intérêt à voir s’élargir la démocratie ! Nos dirigeants actuels ont commis beaucoup d’erreurs et le virage libéral récent de notre gouvernance est particulièrement coupable. Mais voter à droite c’est voter pour l’immobilisme, c’est voter pour le conservatisme, c’est voter pour le recul des droits chèrement acquis et qui sont, indubitablement, supprimés ou amputés de leur substance première.

Nous avons notre avenir dans vos mains.  Sachons faire un choix qui est celui d’une France moderne.

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 14:59

Dans la danse  syncopée de la vie politique française, les points de repère sont rares ; et les enfumages sont légions. La danse de St Guy qui permet à l'opinion française de danser sur l'air du " Hollande bashing " n'a comme seul intérêt qu'exorciser les frustrations qui se sont insérées dans notre paysage mental dans lequel on entraperçoit la montée de puissances mondiales dont les économies vont bientôt dépasser la nôtre. L'exemple du Rafale est caractéristique de nos obsessions. Car voilà un de nos bijoux technologiques qui est négligé par le monde entier! Dans cette confusion de la pensée, il nous faut des objets mentaux faciles à éclairer. Et les prélèvements obligatoires sont devenus des phares de la contestation d'une politique car ils ont augmenté de 1,5 points de PIB depuis 2004! Personne n'ose rappeler que c'est à cause de la baisse des impôts des plus favorisés et à cause de la fraude fiscale que notre dette a explosé! Et voilà que la révolte fiscale insinuée dans nos esprits par la propagande des financiers, ceux là même qui ont mis à bas l'économie mondiale avec la crise des "subprimes " et qui ont dans la main les outils de pression que sont les agences de notation, fait chorus et envahit les esprits de ceux qui n'ont comme pensée politique que les idées que les médias accommodants perfusent avec une sournoiserie artistique!

Il faut dire, haut et fort, à tous ceux qui sont noyés dans la non-objectivité des mass-médias et de leurs commanditaires  que les ennemis du peuple sont : ’’la finance et les médias’’

Que l'action du gouvernement actuel soit non seulement confuse mais aussi néfaste au peuple de gauche ne fait pas de doute dans nos esprits. Mais quelque part, nous sommes amenés à modérer notre colère quand l’on perçoit que ceux qui hurlent le plus et qui lèvent l'étendard du coup d'Etat constitutionnel sont les privilégiés du système. Les croisés de l'accumulation des richesses. Les fantassins de la lutte contre les avantages sociaux des plus défavorisés!

Dans quelle société désirons-nous vivre? C'est la question que chacun devrait se poser en cette importante année électorale! Est-ce dans une société inégalitaire à l’extrême, une société égoïste, qui laisserait sur le bord du chemin une armée de SDF, sans ressources, sans possibilité de retour à une socialisation sécurisante ou une société ou les amortisseurs de la misère seront les marqueurs d'une société humaniste et fraternelle!

La transmutation du pouvoir à l'idéologie entrepreneuriale va satisfaire ceux qui sont dans le camp de la première hypothèse! Les hommes de gauche auront la lourde tâche de lutter contre cette entreprise qui est un dévoiement du programme du candidat que nous avons élu!

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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 15:15

Réponse d'un ami qui aime le rugby, à qui je demandais ce que cet ignare et incompétent de Lartaud venait faire dans ce monde de puristes...

 

Lartaud est l'avatar d'une dynastie d'incompétents; s'il n'y avait eu que Salviac... On s'est goinfré Christian Rives, et Loys Van Lee ! En rugby, il y a deux choses navrantres: la qualité des commentateurs et la vomitoire habitude des réalisateurs de nous passer les canards des joueurs, par le micro de la caméra qui les filme en gros plan, pendant les hymnes. Ces pauvres gens t'annoncent "un des plus beaux hymnes du tournoi" et tu as droit à des bruits qui te donnent à penser que tu assistes, le lundi matin - dramatisés par l'acoustique de cathédrale des vespasiennes publiques du département des Landes, pleines à ras bord - aux ultimes dégueulis des fêtes de Dax. Faut-il que ces coeurs pâles soient dépourvus de tout sens esthétique, de tout sens du sacré et de toute amitié pour le bon peuple du rugby, rassemblé devant le poste, sous les monts orageux ou au bord des flots tempêtueux !.... (Il n'y a pas de point d'interrogation parce que ce n'est pas une question, c'est une affirmation exclamative)

 Revenons à nos commentateurs. Ils sont mauvais, ils sont mauvais! Il n'ont pas joué, ils n'ont pas joué! ... Mais les " consultants"... Ils sont ultra compétents; ils savent... Et, Dieu sait que, dans leurs fonctions d'entraineurs de clubs, ils n'ont pas la langue dans la poche... Mais là: on est à la télé et on est bien payés. On va pas se mettre les mecs sur le dos: alors on se tait en faisant du bruit avec la bouche.

 Le regretté Roger Couderc disait, au moins, autant de cagades que Lartaud, à une époque où les règles étaient compréhensibles; mais, à côté de lui, on avait un type compétent et pondéré - doté, de plus, d'une articulation claire - qui recadrait souvent, à la dacquoise, les attaques en travers de l'homme de Souillac. Maintenant, tu as des cireurs de chaussures qui, à longueur de match, bénissent et ouiouittent les platitudes du cuistre. Ca fait beaucoup.

 J'avais été élevé, par Monsieur Mailles, à l'école Jules Ferry de Bagnères de Bigorre, dans l'idée que les joueurs de rugby étaient des hommes différents (il n'a jamais dit "meilleurs" ou "mieux" ). Ce qui me peine, ce n'est pas que Lartaud soit - l'époque est aux Lartaud -; c'est que, dans un monde trop vénal, les joueurs de rugby deviennent des gens comme les autres. Ce qui me peine, c'est que nous ne sommes plus.

-  A part ça: un 10 qui connaît son métier; des 9; des 2, avec un Polack en super bourre; des 15 (Dullin et Bonneval ); un 8 un peu fruste, mais efficace; des premières lignes; des Bastareau, des Fofana, des Fikou ... On va voir des choses, si des arbitres se donnent la peine de s'intéresser à ce jeu. ( Si il y a un sondage: je suis contre l'expérience de la vidéo; il n'est pas bon, à mon avis, de confier cet outil à des mecs complètement Alzeimer. C'est qui qui a lancé ça? C'est pas une bonne idée. S'ils y trouvent des gars, bon pied bon oeil, à jour de leur cure de désintoxication, familiarisés avec cette pratique sportive, là peut-être-)

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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 09:36

‘’Faut-il travailler, ou non, le dimanche ?’’Ce sujet a fait l'objet de nombreux épilogues qui se sont pourtant dispensées de poser la seule question qui, pour moi, touche à l'essentiel: « -dans quelle culture voulons nous être engagés? ». Il est vrai que, pour certains, la civilisation se résume à l’adhésion à une religion ou à une croyance. Et la culture s'identifie, souvent, à une tenue vestimentaire. L’identité se confondant, pour certains, à une couleur de peau! La confusion, même, sur ces éléments, pourtant essentiels à la conception de notre société, est le signe évident de notre manque de réflexion ou d'une réflexion altérée sur les mutations liées à la modernité. 

Le travail du dimanche, qui semble être accepté par une grande majorité de la population (surtout celle qui n’est pas concernée par le travail ce jour là, soit 73% des sondés), est la transposition majeure d'une civilisation de la famille, de la convivialité, de la sociabilité, de la communauté locale et nationale, vers une civilisation totalement marchande et excluante. L'intérêt financier de chaque individu est prédominant sur sa vie relationnelle. Et  la vie familiale passe au second plan. Le dimanche incarne un moment de retrouvailles uniques, entre tous les éléments de la cellule familiale. Il est, d'ailleurs, étrange que ceux qui ont défilé, obstinément, contre le mariage pour tous,  ne se soient manifestés d’aucune manière. Et la discrétion des autorités œcuméniques est particulièrement significative. D’ailleurs, l’église a appréhendé cet obstacle depuis plusieurs décennies puisque la messe a été décalée en semaine et à diverses heures du jour.

Ce qui semble admis, c'est que la situation actuelle n'est pas seulement une simple modification de notre modèle de civilisation, mais un revirement total dans un univers nouveau, dicté par la finance. Univers, où un certain nombre de nos valeurs et notre philosophie générale, font partie des pertes et profits. Le silence, assourdissant, des élites de droite, à l'occasion des insultes racistes et ségrégationnistes subies par Madame Taubira, en est l'illustration. C'est le moment de rappeler que ce qui fait une nation c'est une communauté de destin, ressentie profondément par tous les peuples de cette nation. Et que la langue fait partie des grands principes d'intégration! Quand l'élégance d'expression de la ‘’Garde des sceaux’’ est comparée au charabia et au barbarisme de ses censeurs, nous  sommes sereins de penser que l'avantage est nettement en faveur de la ministre.

Que chacun mesure la portée de ses actes ; cela demande un effort certain de réflexion pour que le destin de ce pays soit une métamorphose souhaitable et non subie! 

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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 15:31

Une journée maussade dans un petit bourg humide, au fin fond de l’Irlande.

Il tombe une pluie battante et les rues sont désertes. Les temps sont durs, le pays est très endetté, tout le monde vit à crédit.

Arrive un touriste allemand, riche. Il arrête sa belle grosse voiture devant l’unique hôtel de la ville et il entre. Il pose un billet de 200 Euros sur le comptoir et demande à visiter les chambres disponibles afin d’en choisir une pour la nuit.

Pour 200 Euros, le propriétaire de l’établissement lui donne toutes les clés et lui dit de choisir celle qui lui plaira.

Dès que le touriste a disparu dans l’escalier, l’hôtelier prend le billet de 200 euros, file chez le boucher voisin et règle la dette qu'il a envers celui-ci.

Dès que l’hôtelier a le dos tourné, le boucher se rend immédiatement chez l'éleveur de porcs à qui il doit 200 Euros et rembourse sa dette.

L’éleveur à son tour, fort heureux de l’aubaine, file à bride abattue vers la coopérative agricole où il se ravitaille en aliments pour le bétail, et s'empresse de régler sa facture.

Le directeur de la coopérative, perdant toute anxiété, se précipite au pub afin de régler son ardoise.

Le barman glisse, discrètement,  le billet à la prostituée qui dispense, auprès de ses clients, ses services à crédit déjà depuis un moment.

La fille, qui occupe, elle-même,  à crédit les chambres de l’hôtel avec ses clients, court acquitter sa facture chez notre hôtelier qui pose le billet sur le comptoir, là où le touriste l'avait posé auparavant.

Le touriste Allemand descend l’escalier, annonce qu’il ne trouve pas les chambres à son goût, ramasse son billet et s’en va.

Personne n’a rien produit, personne n’a rien gagné, mais plus personne n'est endetté et le futur semble beaucoup plus prometteur.

C’est ainsi que fonctionnent les plans de sauvetage au profit des pays de l’Europe en difficulté.

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 15:21

En premir lieu,  aux amis qui daignent encore lire mes vagabondages, j'adresse mes meilleurs voeux de paix; de santé et d'espoir pour cette année et celles qui suivront.

 Les derniers jours de l’an 2013 ont été tourmentés par une météo franchement hostile dont les intempéries et les dégâts ont endeuillés certaines régions de France et où la sinistrose fut le sentiment le plus partagés par notre population. Du côté social, la courbe du chômage est loin d’être inversée ce qui donne l’occasion à quelques économistes libéraux de faire des gorges chaudes (vous les retrouverez à C’dans l’air en compagnie de leur meilleur affidé, Yves Calvi, les Fiorentino, Godet, Lenglet, Perrineau, St Etienne, j’allais oublier la petite dernière et la meilleure, Verdier-Molinié, cette liste n’est pas exhaustive ) Cela leur donne l’occasion de bondir sur les petits avantages des moins favorisés pour humilier plus encore cette frange la plus pauvre de la société, déjà soumise aux conditions de vie les plus pitoyables.

La réduction, forcée, de la dépense publique semble être le leitmotiv de cette caste au service des intérêts des  plus aisés qui en veulent encore plus, alors qu’ils sont les seuls à avoir augmenté leurs revenus de façon considérable. Notre pays est quatrième au rang mondial en matière d’investissement étrangers. Il est, aussi, le pays d’Europe qui compte le plus de millionnaires en Euros. Une preuve flagrante que notre pays et sa fiscalité ne rebutent pas les plus riches.

Tous ceux qui se sont intéressés de près ou de loin à l’économie, savent que, lorsqu’un pays est près de la dépression, il ne faut surtout pas toucher aux dépenses publiques. Mais la pression de la mondialisation, exercée sur la recherche de la compétitivité par la baisse des salaires et des avantages sociaux, pousse certains économistes véreux à proférer des contre vérités économiques dont l’absurdité ne mérite qu’indifférence.

La France ne va pas bien mais n’a pas de lumpenprolétariat comme en Allemagne. Il y a une contradiction incontestable dans l’exposé que nous tiennent ces procureurs intéressés de la classe moyenne. On ne peut pas vouloir une classe moyenne et des super riches qui s’accaparent une partie tragiquement importante de la richesse de ce pays. Plutôt que de se retourner contre ces prédateurs, dont le hobby quotidien est la fraude fiscale (80 milliards d’euros de fraude fiscale annuelle), certains s’attaquent à une soi-disant fraude sociale qui représente une portion congrue de cette somme (moins de 100 million).

Une société juste, celle sur laquelle sont fondés tous nos espoirs, est une société qui accorde à chacun de ses membres le droit de jouir d’une vie qui lui permet de s’épanouir. C’est une société où l’argent est un moyen et non un but. C’est une société solidaire de tous ceux qui  l’habitent. C’est une société qui participe, à la hauteur de ses moyens, au bien-être de tous ceux qui la composent.

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 15:06

Ce début d'année 2014 ne changera rien par rapport à l'année écoulée. Les salariés en seront pour leur frais. Une nouvelle fois, une usine, après avoir reçu des aides publiques, va délocaliser en Hongrie. Peu importent les enseignes, elles profitent de la faible capacité de résistance des salariés et des consommateurs, au bord de l'asphyxie financière, qui acceptent, bon gré mal gré, les directives de ces grands groupes internationaux, dont la moralisation promise est un de ces leurres devenus la spécialité manœuvrière du pouvoir. Je crois qu'il ne faut rien attendre du pouvoir ! Seule la volonté citoyenne pourra faire échec à de telles entreprises pour qui le profit maximum est la seule finalité. Il ne s'agit nullement de jeter le discrédit sur les groupes industriels. Ni sur la hiérarchisation des salaires en fonction des responsabilités et des qualifications professionnelles. Il s'agit de dénoncer  l’engagement de l'économie qui rabaisse les employés au rang de constante variable d'une rentabilité toujours plus majorée. Où sont passés les beaux discours sur ces profits excessifs tirés de l’appauvrissement des salariés? Car, par un curieux paradoxe qui fait la spécificité du néo-libéralisme, les pouvoirs ont pris l'habitude de privilégier les hauts revenus, en les favorisant sur le plan fiscal à tous les niveaux car ils ont cette certitude, erronée, de penser qu’ils sont  les moteurs de l'économie. Cet octroi massif de privilèges, qui affaiblissent les finances publiques, ne favorise nullement la consommation et, de surcroit, démotive le reste du corps social. A l'heure où l'on parle d'allongement de la durée des cotisations et du retard le l'âge légal de la retraite, une des questions qui n'érafle pas dans la discussion, c'est la démotivation de la plupart des salariés. Car ce que les grands prêtres de l'économie actuelle occultent, c'est la péjoration des conditions de travail. Avec l'augmentation de la productivité qui est une des meilleures du monde, c'est la pénibilité accrue des postes de travail. Et c'est la pression psychologique que subissent les salariés, à tous les niveaux, qui conduisent, souvent, à des actes extrêmes. C'est l'augmentation des accidents du travail. C'est l'atmosphère oppressive qui règne dans certaines entreprises avec son lot de desseins suicidaires. On peut imaginer un changement majeur du climat de travail, avec un mieux disant social. Des salariés satisfaits de leurs entreprises, et de l'ambiance qui y règne. De la solidarité de tous ses membres. De salaires correspondant à leurs efforts et à leurs mérites, tendus dans un élan pour favoriser l'expansion de ce modèle. Détendus dans leur vie familiale et dans leurs activités sociétales. Ayant les moyens d'une consommation sélective, favorisant les produits de sociétés de modèles équivalents. Fidèles à leur entreprise, avec des perspectives d'évolution de carrières. Il n'y a rien d'utopique dans la réalisation d'une telle société, qui permettrait des échanges internationaux équilibrés par un coefficient social et écologique. Avec un éventuel boycott des entreprises baladeuses, prédatrices, ou exploiteuses. Une telle vision de la société  ferait disparaitre bien des facteurs d'affrontements. Et même les problèmes de retraite disparaitraient en fonction de l'attractivité de leur entreprise. La propension de quelques grands dirigeants par le pouvoir de salaires exorbitants et d'avantages fiscaux intolérables ferait place à l'attractivité sociale de l'entreprise et à la motivation au travail de l'ensemble de ses membres. Ce phénomène serait autrement plus profitable pour notre pays.

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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 15:07

En Europe,  les distorsions et les disfonctionnements deviennent de plus en plus bouleversants. Si cela n'est pas corrigé rapidement, cet état de fait va devenir, pour beaucoup de français, un repoussoir absolu.

L'Allemagne a réinventé l'esclavage moderne en payant ses émigrés à un tarif de misère, tout juste assez pour les empêcher de mourir de faim. Sans compter qu’une large partie de ses emplois sont des emplois à temps partiel forcés. La grandeur de notre pays serait de lutter pour l'abolition de telles pratiques!

Le monde entier croyait que l’Allemagne ne ferait plus la guerre à personne. Le monde entier s’est trompé. La guerre est là, sournoise, larvée, dissimulée et hypocrite. L’Allemagne, qui n’a pas d’armée, pas d’écoles maternelles, pas de crèches –ce qui oblige les mères de famille à rester au foyer pour élever leur (s) enfant(s)- (le système fiscal et les cotisations sociales font que leurs revenus se soldent par un manque à gagner pour le foyer. Une réforme préconisée par le SPD social-démocrate, vise à créer un droit opposable à la crèche jusqu’à l’âge de trois ans), qui plus est, l’Allemagne avec 663000 naissances, est tombée au plus bas depuis la Seconde Guerre Mondiale, sachant que se sont les enfants d’immigrés (les payés au tarif de misère) qui ont permis une très légère croissance de la population. La crise de la dette, dans la zone euro, a fait de l’Allemagne, un Eldorado pour les Européens frappés par le chômage. L’Allemagne n’a pas de problèmes de logements –elle a hérité, en profusion, des logements de l’ex RDA- Le prix des logements est de 20 à 40 % moins élevé qu’en France, ce qui permet aux personnes employées à temps partiel de pouvoir se loger.  Cette liste n’est que substantielle. Il serait long et fastidieux de décrire, ici, les disparités qui permettent à l’Allemagne de mener sa politique belliciste, même si elle est industrielle et commerciale, au détriment de tous les autres pays de la zone euros, et pas seulement. De plus, c’est elle qui impose sa conception de l’Europe agréé, en son temps par N. Sarkozy et que F. Hollande n’a pas pu ou n’a su contrer. C’est une vraie guerre que nous livre l’Allemagne, seule contre tous.  Ne nous y trompons pas. L’alliance opportune de la CDU, opérée par A. Merkel, avec le SPD en est une preuve éclatante. Et quand l’on s’apercevra du mal qui est fait, on pourra ressortir nos tailleurs de pierre pour ériger des stèles à tous ceux qui seront morts de faim et de froid...

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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 10:27

« Le vingt et unième siècle sera spirituel ou ne sera pas ». Cette phrase, de Malraux, a sonné comme une prédiction pour les intellectuels européens. Force est de constater que nous sommes entrés, de plain-pied, dans ce siècle avec les mêmes habits matérialistes de « l’homo économicus ». La finance a posé la main délicate sur le siècle, comme la misère  sur le monde. Et les peuples se débattent avec les reliefs du festin que se dressent, quotidiennement,  les plus grandes fortunes de notre planète ! Tandis que leurs affidés, conscients ou inconscients, continuent à leur dresser la table avec la révérence, le style et, quelquefois, la discrétion d’un majordome anglais. Le plus triste de l’histoire c’est que certains, du haut de leurs égo surdimensionnés, se croient les maitres du destin des nations qu’ils gouvernent.  Ils houspillent la démocratie de leur ôter du temps pour l’action ! Ces hommes sont-ils conscients de leur suffisance ou, pire encore, de leur insignifiance ? Les grands hommes de l’histoire sont morts au détour des chemins de la gloire. Les temps modernes,  font s’échouer nos hommes politiques sur la grève de l’oubli. Ils ont cherché toutes sortes d’aventures pour se délivrer de cette tunique de Nessus (http://www.nessus.org/), que la finance internationale leur a négligemment passée. Mais le miroir de la vanité leur a reflété leur commune réalité ; et ils finissent conférenciers pour des banques internationales. Ils finissent comme ils ont commencé : serviteurs de ceux qui leur ont passé cet habit qui leur colle à la peau !

Et encore, si la compétence avait été leur vertu, ils auraient adouci la situation de leur peuple ! Ils auraient corrigé les facteurs les plus criards d’injustice et de discrimination ! Ils l’auraient alerté des dangers qui le guettent ! Ils auraient sonné le tocsin des catastrophes économiques qui se déploieraient sur son avenir et sa destinée ! Ils auraient dispersé les clous de sa crucifixion !  Au lieu de tout cela, le peuple a eu droit à leur peopolisation ! À leurs amours et désamours ! À leurs migraines circonstancielles ! À leurs impudences ! Et surtout… surtout, à leur incompétence.  Aggraver le déficit de son pays de 630 millions d’euros quand 110 seulement sont dus à la crise, le reste se répartissant en cadeaux aux plus  favorisés ou cadeaux électoraux à des clientèles acquises ou à conquérir comme les lycéens expatriés.

Alors, que diable, un peu de pudeur, messieurs les censeurs ! Messieurs les perturbateurs de l’assemblée nationale ! Messieurs les accusateurs du pain au chocolat ! Messieurs les discriminateurs ! Messieurs les aboyeurs de catastrophes que vous avez, vous-même initiées ! Le peuple, à tord ou à raison, a élu une gouvernance : laissez-la mettre en place son programme, jugez-le avec dignité, cela rendra plus supportable l’habit que l’on vous a passé et qui vous collera, éternellement, à la peau !

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