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Front National 18

A Alger, les spécialistes n’en croient pas leurs yeux :

- Ca a dû coûter cher ?

Et GIOVONI de répondre :

- Pas un sou ; mais dix mois de travail.

A midi GIOVONI rencontre le Général GIRAUD. Accueil très cordial.

- Alors GIOVONI, dans quelques mois votre pays sera libéré. Vous préfèreriez dans quelques semaines.

- Je préfèrerais dans quelques jours.

Il Expose la situation en Corse.

- Je sais qui vous êtes et ce que vous avez fait. J’ai promis d’aider les patriotes Corses. Je tiendrai parole.

A l’heure ou ‘’Luc’’ rencontre GIRAUD, on note en Corse les signes d’un soulèvement général imminent. Le 8 septembre, ‘’Ribello’’ à la tête d’un groupe armé stoppe un convoi de 3 camions italiens. Les soldats déposent leurs armes. Bilan 8 Lebel, 1 mitrailleuse et des caisses de grenades et de munitions. Arrivent 2 camions Allemands. Un sous officier et un chauffeur sont abattus. L’autre camion réussit à s’enfuir.

Dans toute la Corse des milliers de ‘’Ribello’’ se lèvent.

Mercredi 8 septembre, cours NAPOLEON, le Comité d’arrondissement du Front National tient une séance. On prend les ultimes mesures pour le combat dont chacun sent l’approche. Vers 18 h 30 h le radio Pierre PAGES vient annoncer : « L’Italie a capitulé ». Mais ce n’est pas le moment de perdre la tête dans un tourbillon de joie. Il faut profiter du désarroi des Italiens avant que les Allemands ne les reprennent en main. Il faut balayer le pouvoir de Vichy, prendre la mairie et la préfecture, arrêter les traîtres, proclamer le ralliement de la Corse à la France libre. La victoire de l’insurrection, à Ajaccio, jouera un rôle important dans la réussite de la mobilisation de tous les patriotes, contre l’envahisseur Allemand. Le Comité départemental avait décidé que si les Italiens capitulaient on lancerait l’insurrection. Ce même jour à 19 h 30, en un quart d’heure, rassemblement de tous les groupes de combat du Front National devant la mairie. Plus de 300 hommes, certains armés de pistolets, sont au rendez-vous. Les sirènes donnent l’alerte. Si les « « vichystes » » de la mairie espèrent disperser les patriotes, ils en sont pour leurs frais. On crie : « LAVAL au poteau ! A bas PETAIN ! Mort aux hitlériens ! » . Le Chant du départ alterne avec la Marseillaise et l’Internationale. Un millier de jeunes résolus s’engagent sur le cours NAPOLEON. Des officiers fascistes braquent leurs revolvers sur le rang de tête. Le cortège les engloutit avant qu’ils aient pu tirer…

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