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Attraction et ...attractive!

Ce début d'année 2014 ne changera rien par rapport à l'année écoulée. Les salariés en seront pour leur frais. Une nouvelle fois, une usine, après avoir reçu des aides publiques, va délocaliser en Hongrie. Peu importent les enseignes, elles profitent de la faible capacité de résistance des salariés et des consommateurs, au bord de l'asphyxie financière, qui acceptent, bon gré mal gré, les directives de ces grands groupes internationaux, dont la moralisation promise est un de ces leurres devenus la spécialité manœuvrière du pouvoir. Je crois qu'il ne faut rien attendre du pouvoir ! Seule la volonté citoyenne pourra faire échec à de telles entreprises pour qui le profit maximum est la seule finalité. Il ne s'agit nullement de jeter le discrédit sur les groupes industriels. Ni sur la hiérarchisation des salaires en fonction des responsabilités et des qualifications professionnelles. Il s'agit de dénoncer  l’engagement de l'économie qui rabaisse les employés au rang de constante variable d'une rentabilité toujours plus majorée. Où sont passés les beaux discours sur ces profits excessifs tirés de l’appauvrissement des salariés? Car, par un curieux paradoxe qui fait la spécificité du néo-libéralisme, les pouvoirs ont pris l'habitude de privilégier les hauts revenus, en les favorisant sur le plan fiscal à tous les niveaux car ils ont cette certitude, erronée, de penser qu’ils sont  les moteurs de l'économie. Cet octroi massif de privilèges, qui affaiblissent les finances publiques, ne favorise nullement la consommation et, de surcroit, démotive le reste du corps social. A l'heure où l'on parle d'allongement de la durée des cotisations et du retard le l'âge légal de la retraite, une des questions qui n'érafle pas dans la discussion, c'est la démotivation de la plupart des salariés. Car ce que les grands prêtres de l'économie actuelle occultent, c'est la péjoration des conditions de travail. Avec l'augmentation de la productivité qui est une des meilleures du monde, c'est la pénibilité accrue des postes de travail. Et c'est la pression psychologique que subissent les salariés, à tous les niveaux, qui conduisent, souvent, à des actes extrêmes. C'est l'augmentation des accidents du travail. C'est l'atmosphère oppressive qui règne dans certaines entreprises avec son lot de desseins suicidaires. On peut imaginer un changement majeur du climat de travail, avec un mieux disant social. Des salariés satisfaits de leurs entreprises, et de l'ambiance qui y règne. De la solidarité de tous ses membres. De salaires correspondant à leurs efforts et à leurs mérites, tendus dans un élan pour favoriser l'expansion de ce modèle. Détendus dans leur vie familiale et dans leurs activités sociétales. Ayant les moyens d'une consommation sélective, favorisant les produits de sociétés de modèles équivalents. Fidèles à leur entreprise, avec des perspectives d'évolution de carrières. Il n'y a rien d'utopique dans la réalisation d'une telle société, qui permettrait des échanges internationaux équilibrés par un coefficient social et écologique. Avec un éventuel boycott des entreprises baladeuses, prédatrices, ou exploiteuses. Une telle vision de la société  ferait disparaitre bien des facteurs d'affrontements. Et même les problèmes de retraite disparaitraient en fonction de l'attractivité de leur entreprise. La propension de quelques grands dirigeants par le pouvoir de salaires exorbitants et d'avantages fiscaux intolérables ferait place à l'attractivité sociale de l'entreprise et à la motivation au travail de l'ensemble de ses membres. Ce phénomène serait autrement plus profitable pour notre pays.

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