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Les riches et la fiscalité

En premir lieu,  aux amis qui daignent encore lire mes vagabondages, j'adresse mes meilleurs voeux de paix; de santé et d'espoir pour cette année et celles qui suivront.

 Les derniers jours de l’an 2013 ont été tourmentés par une météo franchement hostile dont les intempéries et les dégâts ont endeuillés certaines régions de France et où la sinistrose fut le sentiment le plus partagés par notre population. Du côté social, la courbe du chômage est loin d’être inversée ce qui donne l’occasion à quelques économistes libéraux de faire des gorges chaudes (vous les retrouverez à C’dans l’air en compagnie de leur meilleur affidé, Yves Calvi, les Fiorentino, Godet, Lenglet, Perrineau, St Etienne, j’allais oublier la petite dernière et la meilleure, Verdier-Molinié, cette liste n’est pas exhaustive ) Cela leur donne l’occasion de bondir sur les petits avantages des moins favorisés pour humilier plus encore cette frange la plus pauvre de la société, déjà soumise aux conditions de vie les plus pitoyables.

La réduction, forcée, de la dépense publique semble être le leitmotiv de cette caste au service des intérêts des  plus aisés qui en veulent encore plus, alors qu’ils sont les seuls à avoir augmenté leurs revenus de façon considérable. Notre pays est quatrième au rang mondial en matière d’investissement étrangers. Il est, aussi, le pays d’Europe qui compte le plus de millionnaires en Euros. Une preuve flagrante que notre pays et sa fiscalité ne rebutent pas les plus riches.

Tous ceux qui se sont intéressés de près ou de loin à l’économie, savent que, lorsqu’un pays est près de la dépression, il ne faut surtout pas toucher aux dépenses publiques. Mais la pression de la mondialisation, exercée sur la recherche de la compétitivité par la baisse des salaires et des avantages sociaux, pousse certains économistes véreux à proférer des contre vérités économiques dont l’absurdité ne mérite qu’indifférence.

La France ne va pas bien mais n’a pas de lumpenprolétariat comme en Allemagne. Il y a une contradiction incontestable dans l’exposé que nous tiennent ces procureurs intéressés de la classe moyenne. On ne peut pas vouloir une classe moyenne et des super riches qui s’accaparent une partie tragiquement importante de la richesse de ce pays. Plutôt que de se retourner contre ces prédateurs, dont le hobby quotidien est la fraude fiscale (80 milliards d’euros de fraude fiscale annuelle), certains s’attaquent à une soi-disant fraude sociale qui représente une portion congrue de cette somme (moins de 100 million).

Une société juste, celle sur laquelle sont fondés tous nos espoirs, est une société qui accorde à chacun de ses membres le droit de jouir d’une vie qui lui permet de s’épanouir. C’est une société où l’argent est un moyen et non un but. C’est une société solidaire de tous ceux qui  l’habitent. C’est une société qui participe, à la hauteur de ses moyens, au bien-être de tous ceux qui la composent.

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