Sérieux et terne, derrière vos lunettes cerclées d’acier (ho ! pardon, d’or blanc), avec, de temps en temps, un sourire avare lorsque vous traitez celui dont vous parlez (mais qui est absent, évidement) d’imbécile ou d’incompétent. Froid et monolithique, vous ne vous animez que pour balayer toute contradiction avec la suffisance d’un huissier sûr de son droit et de ses connaissances. Vous moulinez du caricatural, estoquez de l’invérifiable.
Vous l’ami fidèle des experts inféodés à son altesse Nico 1er, les Thréard, Roquette, Ray, Perrineau, Jeudy, Godet et Dominique Reynié dont on nous tait les agissements au sein du ‘’think tank’’ ultralibéral Fondapol, le lobbying de M. Lefebvre et de sa Sté Pic Conseil, et grandissime esprit de ‘’C’ dans l’air’’. Ah ! Pardon : j’oubliais l’affreux Barbier…’’C dans l’air’’ ! Une de vos apparitions préférées, sous la houlette de l’incontournable Yves Calvi qui raffole de vous et de vos comparses et dont on comprend mieux les invitations. L’argent du service public doit-il servir à alimenter des émissions au cours desquelles vous cassez du ‘’gouvernement de gauche’’. C’est le respect de ‘’la Liberté de la Presse’’ me direz-vous ! Nous sommes entièrement d’accord : mais que ne l’avez-vous appliquée, cette Liberté du temps de Monsieur Le Nain, dont vous étiez un membre éminent du cabinet. Dans cette jungle d’économistes et de politologues véreux, uniquement intéressés par la brosse à reluire et la haute finance, vous êtes un des meilleurs sujets. Vif en verbe, vous savez tout sur l’économie Française et Européenne, vous avez tout compris et vous avez des solutions à tout. Que n’en avez-vous usé du temps de votre obédience auprès de Nico-Badinguet à la tête de l’Etat ? Vous proférez des inepties et pratiquez ce bon sens qu’Henry Dunant nommait : ‘’la médiocrité’’. Votre assurance vous la puisez dans des affirmations que seuls, vous et ceux qui vous côtoient, distillez au fil des médias, de la presse écrite et parlée. Je vous donnerai juste un exemple glané au cours d’une de vos prosopopées à ‘’C’ à dire’’, interviewé par le non-moins affidé Axel de Tarlé, petit doigt sur la couture et mèche sur le front. Souvenez-vous, ce 4 janvier 2013 ou vous osez affirmer que nous pourrions battre les allemands en favorisant ‘’les entreprises’’, en baissant le coût du travail et que les 20 milliards d’euros de crédit d’impôt alloués au patronat, ne sont que roupie de sansonnet. « Le décalage de rentabilité avec les allemands, dites-vous, est de…120 milliards d’euros ». Forcément, il n’y a que vous pour faire de telles comparaisons et, surtout, les comprendre. Et s’agissant de Depardieu –«A aucun moment, on nous dit que c’est un homme exceptionnel qui a rendu des services extraordinaires au cinéma et à la France. On le décrit comme une grande fortune, d’un revers de main. C’est un grand acteur, un entrepreneur qui a versé 100 millions d’impôts » (il en a gagné au moins 400). Surtout lorsque l’on sait que les sous- évaluations sont pléthoriques et les stratégies de contournement très nombreuses au sein de la finance et du fisc. Citez-nous donc, quels sont ces services extraordinaires rendus à la France, vous qui savez tout. Et quand vous dites : « On n’est plus capable de se dire quels sont les gens qui créent, qui se battent, qui apportent à la France par rapport à ceux qui sucent l’argent public continuellement ». Mais dites-moi ; ignorez-vous, à ce point, que le cinéma français et par contrecoup les acteurs profitent des subventions publiques versées au septième art ? Subventions qui peuvent s’élever à 80% des sommes engagées pour tourner un film. Depardieu un grand artiste ? Mastroianni disait « au cinéma n’importe quel âne peut devenir un grand artiste ». D’autre part, combien de gens du spectacle (Delon, Aznavour, Pagny, etc.), les coureurs automobile, l’armada de joueurs de tennis, de grands patrons d’industrie, la liste serait longue et fastidieuse, combien, dis-ai-je, se sont expatriés sous les différents gouvernements de droite (chers à votre cœur) ? S’agissant du chômage montant avec lequel vous vous gargarisez, on peut dire, sans risque de beaucoup se tromper, qu’en dix ans de pouvoir, les responsables, dont vous étiez un des plus fidèles conseillers, ont laissé à la France, un passif titanesque, navrant, douloureux et déchirant pour un nombre élevé de femmes, d’hommes et de familles. La seule réussite que l’on peut mettre à leur actif c’est qu’aujourd’hui les riches sont plus nombreux et plus riches, et, que les pauvres sont plus nombreux et plus pauvres. Moi j’aurai honte de tenir les propos que vous tenez au sujet de ceux qui sucent l’argent public? Pas vous, apparemment ! Sus à ces cochons d’assistés. Des flemmards, d’odieux profiteurs, des tumeurs malignes qui rongent notre société. Au boulot ‘’gratos’’ tas de cancrelats, il faut bien compenser les menus cadeaux faits aux forces vives de la nation, ces malheureux assujettis à l’inique ISF. En extrapolant, à peine, on peut envisager que les travaux effectués par la canaille fainéante donneront aux employeurs vertueux quelque occasion de déchirantes séparations. Licenciés, sevrés de petits boulots précaires et chichement rémunérés, une autre valetaille se retrouvera au chômage et turbinera, elle aussi, pour des clopinettes. Un STO newlook en quelque sorte, et, comme cette main-d’œuvre s’échinera sur notre territoire, on fera l’économie de convois. Enfin, et si tout va bien, un transfert massif vers cette nouvelle vassalité ramènera la compétitivité des soutiers français. Encore un petit effort M. St Etienne ! Proposez, donc, la création de camps pour ces ‘’unter meschen ‘’ ; cela permettra de lutter contre la crise du logement social et libèrera quelques taudis que les promoteurs réhabiliteront pour la bonne société.
Monsieur Saint Etienne ; de bien terribles pratiques ont commencé par des propos empuanties de haine et assombries de sottises ! Ne l’oubliez jamais !