A mes amis et lecteurs du Prolix-blog, j’offre à lire ce billet destiné à toute ma famille du rugby villiérain.
Très chères amies, amis très chers, bonjour,
Comme chaque année, depuis des décennies, je suis surpris à l’approche des fêtes de fin d’année. Les rues, de nos villes et de nos villages, s’illuminent de mille feux et de mille décorations en tous genres et de tous acabits. Beaucoup apportent, à la magie de cette période, une atmosphère de bien-être et une sensation de béatitude. Des inscriptions, réalisées grâce à des leds –vous savez ces petites ampoules qui n’usent pour ainsi dire pas d’électricité- nous rappellent que c’est ‘’Joyeux Noël’’ et ‘’Bonne année’’. Certaines osent même l’anglais ‘’Merry Christmas’’. Il en est qui diffusent des messages de paix, de santé et de bonheur. D’autres portent, haut et fort, des pensées de joie, d’espoir, de tolérance et de partage. Je dois me soumettre à l’idée que Noël est déjà à nos portes ; 2014 vit ses derniers instants. Nous avons payé un lourd tribut, à cette année qui s’en va. Nous avons laissé en route, des amis plus ou moins âgés. Beaucoup, que nous connaissions, ou pas, ont subi les foudres du ciel, lors d’épisodes orageux et tempétueux. Plusieurs n’ont plus rien de ce qu’ils avaient forgé au cours d’une vie, souvent faite de labeur et de privations. Certains y ont, malheureusement, laissé leur vie.
Que disais-je donc ? Ha ! oui ; que toutes ces illuminations sont le prélude aux fêtes de fin d’année. Je suppose que beaucoup d’entre vous passerons ces fêtes bien au chaud, auprès de leurs enfants, petits enfants, voire arrières-petits enfants. De nos précieuses têtes blondes à nos vénérées têtes chenues, notre capital ‘’affection’’ va être lourdement entamé. Il faudra donner, aux siens, de ses sentiments sans compter. Et c’est tout naturel. Qui priverait sa progéniture du moindre atome d’amour ? D’ailleurs je vous connais ; je sais que, tous, vous avez l’amour et l’amitié qui débordent.
Malgré ces moments de vie, festifs, auxquels je concède une place importante, mon cœur est accaparé par d’autres pensées. Chaque année, à cette époque propice au rapprochement familial ou social, certains vivent seuls, dans l’anonymat le plus accompli. Beaucoup nous sont étrangers ! Pourtant, plusieurs, qui à un moment donné ont croisé notre route, sont devenus nos amis, nos compagnons de jeu, nos camarades de bonheur ou de peine. Un jour, nous les avons perdus de vue. Quelques-uns n’ont personne vers qui se tourner, sur qui compter le temps d’un geste de tendresse, d’amitié ou simplement de camaraderie. Chaque fin d’année, je renouvelle cette démarche ! Chaque fin d’année je redis mon exaspération ! Chaque fin d'année, souvenez-vous chers amis, j’exhorte chacun de nous à se pencher sur ce problème crucial. Et l’on peut toujours faire semblant de croire que l’on n’est pas concerné. C’est incontestable ! Si nous n’allons pas vers eux, ils ne tendront pas la main ! Ce sera une année, encore, d’oubli et de disgrâce.
Mes chers amis ! J’espère ne pas avoir dérangé vos consciences. Ce n’est pas le but de mon billet d’amitié. Chaque fois que je vous aborde, à travers mes courriers, je m’attache à vous distiller de grands effluves d’affection, de délicatesse et de cordialité. Chacun de vous est cette amie, ou cet ami, que j'apprécie de tout mon cœur malgré notre éloignement. Pour moi, vous n'êtes pas simplement une relation ! Vous êtes quelqu'un qui a une très grande importance. Et Noël, me semble t-il, est l’occasion idéale pour vous l'exprimer bien tendrement. Chaque jour qui passe, c’est un peu plus d’amitié que je vous réserve. Cette amitié, j’espère que vous la partagez avec moi ! La mienne, en tout cas, vous est éternellement acquise. C’est ainsi, depuis longtemps, et ça durera jusqu’à l’extinction des feux de ma vie.
Cette fin d’année, plus que d’habitude, je vous ai restitué un indispensable transfert d’affection. Pour vous, j’ai vidé ma hotte d’émotion… Alors, je vais discrètement vous chuchoter à l’oreille : joyeux Noël et à bientôt. Prenez bien soin de vous et de ceux que vous aimez. Votre fidèle et dévoué. Félix, François.