Ils partirent 13,14, 15 … Combien seront-ils, finalement, sur la ligne de départ à la course présidentielle ? Ils ne sont pas moins de…connus ou inconnus, à revendiquer cette prétention. Tous n’iront certainement pas jusqu’au bout, soit par manque des cinq cents parrainages exigés, soit parce qu’ils n’auront pas les moyens de financer leur campagne. Les premiers rôles évidemment tenus , si l’on se réfère aux sondages, par Sarkozy, dont la candidature ne laisse pas la place au doute, même si elle se fait attendre, par François Hollande et par Marine Lepen. Quant à François Bayrou, il est celui d’où pourrait venir la surprise ! A gauche, il y a aussi Jean-Luc Mélenchon et Eva Joly. Et puis, nous arrivons aux petots candidats avec lesquels il faudra, tout de même, compter dans un score qui pourrait être serré. Il y a des voix qui peuvent peser lourd dans la balance. Hervé Morin, Dominique de Villepin, Nicolas Dupont-Aignan, Christine Boutin, Corinne Lepage qui sont créditées, au mieux, de 2% d’intentions de vote, les chasseurs, sont surtout là pour exister, faire passer des idées et, pour certains, négocier un retrait. A moins de dix semaines du scrutin on a du mal à y voir clair. On est dans une campagne en faux-semblant. Sarkozy brouille lui-même le jeu en voulant être à le fois candidat et Président, ce qui empêche ou retarde le débat que chacun attend. Nous avons un semblant de programme qui se profile dans un média hebdomadaire dans lequel on trouve surtout des mesures visant à opposer le peuple français : celui de ceux qui ont du travail et ceux qui n’en trouve pas. Plus de quatre millions de chômeurs à qui l’on va, soit disant, proposer des stages de reconversion. Et après ? Que deviendront-ils en fin de stage ? Il y a de quoi être très inquiet sur ce sujet qui est celui dont les français se sentent le plus pessimistes. François Hollande est passé à la vitesse supérieure, dans une ‘’Lettre à tous les Français’’. Avec un engagement qui n’est pas sans rappeler celui de François Mitterrand en 1981 : ‘’Le changement c’est maintenant’’. Il lui reste à bien fixer le cap. Son discours du Bourget à éclairé le monde politique d’un regard nouveau. Il précise les mesures qui seront prises, s’il était élu, pour remettre le pays sur les bons rails et traiter au fond les plaies sociales qui gangrènent notre société à savoir, en priorité le chômage, l’injustice (fiscale, laborieuse et sociale), l’insécurité. Ce qui est vrai pour Hollande l’est tout autant pour les autres candidats. Qu’on nous préserve d’une foire d’empoigne ! Qu’on nous épargne un affrontement politicien. Ces petits mots malfaiteurs … Ces petites phrases assassines … du genre ‘’si celui-là est élu se sera la guerre’’ ou bien ‘’la différence des civilisations’’ pour ne citer que ces dernières. Ce que les électeurs attendent, dans cette période difficile s’il en est, c’est un impératif de clarté. A chacun de faire la part des choses en toute objectivité et de choisir, en son âme et conscience, celui qui leur apparaîtra comme le mieux armé pour apporter des solutions concrètes à la crise qui étouffe le plus grand nombre. Justement, les chômeurs, les smicards, les petites retraites (celles, en 2007, d’une promesse d’augmentation de 25%) les petits paysans, les petits artisans…la liste n’est pas exhaustive, loin s’en faut. Il y a pour tous un besoin d’espoir, un besoin de renouveau et par là même un besoin de vérité. Les promesses n’ont de place que si elles apportent de véritables et d’efficaces réponses à nos problèmes. Quel que soit celle ou celui qui accèdera à la présidence de la République, elle ou il aura comme priorité des priorités à rassembler le pays autour de valeurs fortes. Il aura surtout à ouvrir l’avenir à notre jeunesse et à lui restituer le droit de rêver qu’elle n’aurait jamais dû perdre.