Les ouailles attendent leur Messie dont la caractéristique principale est de n’avoir aucun message à délivrer sinon « tires-toi (pov’con) que je m’y mette ». Certes la France est au bord du dépôt de bilan. On croit découvrir ‘’un pot aux roses’’. Tout cela n’est pas nouveau puisque le chef de gouvernement de cet hurluberlu nous avait affirmé, lors d’un déplacement à Calvi, le 21 septembre 2007, qu’il était à la tête d’un état en faillite. Les péripéties diverses et variées d’un gouvernement actuel, sans queue ni tête, vont, sans doute, lui faciliter la tâche. Mais les mémoires vont certainement se rafraichir en voyant sa dégaine obscurcir à nouveau les étranges lucarnes. L’hystérie des fans ne remplace pas un bilan. Et le bilan du cuistre trépignant a l’épaisseur d’une feuille de papier mâchée par les mimiques, les grimaces et les rodomontades d’un orateur dont, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il n’avait pas le français dans la poche. Que dire d’un crieur qui gesticulerait sur son tréteau sans aucune annonce au public qui le bade ! Il faut du talent pour faire la pantomime. Le grime et l’incongruité ne suffisent pas ! Les petits scandales font le bonheur des irréfléchis. Les gazettes (et encore, c’est faire du tort au mot gazette) et autres émissions télévisuelles, enflammées par des boutes-feux sans foi ni loi, journaleux de bas étage plus putassier l’un que l’autre, savent en tirer les profits qu’il convient. De nombreux ouvrages de qualité emplissent les gondoles de nos bouquinistes, mais la rentrée littéraire c’est trouvée étouffée par les confessions, malodorantes et méphitiques, d’une femme qui n’a pas su conserver son amant ! La distinction est la qualité des grands ; et la discrétion fait partie de la distinction. Un peuple, avide de dénigrement et d’indiscrétions, ne peut s’élever au dessus du compost fumant et empuanti, déjections de ce ramassis de gâte-papier et de tribun de basses-fosses. Et pourtant… il est heureux ; car on lui en sert tous les jours à satiété ! Ce niais sous-ministre s’est fait un renom en omettant de déclarer ses impôts ce qui est, à vrai dire, la tentation de tout un chacun, s’il n’avait peur des indemnités qui s’en suivent en cas d’harponnage ! De ce petit scandale qui aurait pu faire des gorges chaudes, en des temps plus éclairés, il s’en suit une affaire d’Etat qui a la consistance d’un zéphyr mais dont on fait une tempête, comme quoi, pour certains, un verre d’eau devient un océan !
Ouailles : Rien n’est plus malsain, rien n’est plus funeste qu’une ouaille ; il faut laisser ce mets grossier aux rustres et aux dégénérés.