Le temps de chien qui s’abat sur notre pays est à l’image de notre moral ; morose et renfrogné. Notre beau pays de France est entré dans une phase de dépression majeure. Et ce ne sont pas les déclarations critiques ou rassurantes que nous sert notre personnel politique qui va tracer le chemin qui nous mènera vers un avenir apaisant et tranquille. Nous sommes dans l’ornière, jusqu’au cou. Et, pour l’instant, nous ne possédons aucun outil pour nous en sortir. Ceux qui sont en charge de nous en fournir sont bien trop occupés à batailler pour s’assurer une parcelle de pouvoir, la plus large possible et n’ont, donc, pas le temps de s’occuper des malheurs de leurs administrés, en particulier et de leur pays en général. Pourquoi avons-nous l’impression que l’action politique joue un jeu où les acteurs ne cherchent qu’à récupérer une place, sitôt chipée par un autre qui se la fera lui-même chiper…etcetera. Pendant ce temps là :
Le chômage explose.
Les jeunes ont de plus en plus de mal à trouver du boulot.
Les seniors sont, eux, virés du leur.
Une partie non négligeable de français, est réduite aux ‘’Restos du cœur’’. Une grand contingent de nos concitoyens, vit ‘’sous le seuil de pauvreté’’.
La liste n’est pas exhaustive…loin s’en faut : mais comme la trêve des confiseurs approche…
L’économie dépend du bon vouloir des prédateurs qui ont mis la main sur une partie importante de notre industrie lourde et de sa stratégie boursière. Trop de laisser-aller ou de laisser-faire, ont permis la délocalisation compétitive et, par conséquent, la désindustrialisation de notre nation. L’idéologie ‘’libérale’’ dominante dans notre pays, a le beau rôle de parler de compétitivité, alors que la mondialisation dissymétrique, en a faussé largement le jeu ! On a trop tendance à oublier que la France est la plus vieille démocratie du monde, avec le Royaume Uni, dont personne n’oublie le particularisme. Et que le développement de la démocratie sociale, a permis d’acquérir un certain nombre de conquêtes auxquelles notre peuple n’est pas prêt de renoncer.
La dérégulation générale, initiée par Reagan et Thatcher a entrainé un désordre générale dans l’économie mondiale. Il en a permis la prise de contrôle par la finance internationale et les grands groupes industriels qui lui sont attachés. Leur but étant d’abaisser le coût du travail pour multiplier leurs profits.
C’est dans ce panier de crabes que ce débat notre pays à l’aune de la nouvelle année. Et l’environnement international, lui laisse peu de marges de manœuvres. La prise en compte de cette réalité est douloureuse et peut mener à des révoltes sociales. Révoltes qui ne risquent d’aboutir que si ces mouvements sont d’une grande ampleur internationale. La gestion de ces réalités par la sociale démocratie ne peut être bénéfique que si les petits pas qu’elle propose, sont accompagnés du courage politique d’affronter les intérêts des groupes industrialo-financiers, et, du souci permanent de justice sociale ainsi que de la préservation de la santé de la planète. La politique que nous proposait la droite, est la soumission, pure et simple, aux injonctions de l’ultralibéralisme. Mais on ne sait pas très bien où veut nous conduire la gauche. La démocratie est la possibilité, pour les citoyens, de faire des choix parmi les politiques proposées. Mais il est nécessaire que les citoyens exercent ces choix en toute connaissance de cause. En ont-ils, simplement la possibilité ? Sont-ils seulement éduqués pour cela ? Les médias (ce qu’il en reste), aux mains des grands groupes de presse (le dernier arrive du côté de Marseille) ne leur en laissent pas l’opportunité. Et l’on revient, irrémédiablement, en arrière de plusieurs décennies : pour preuve le taux de jeunes gens sans diplôme et en déshérence scolaire. ‘’Panem Et Circences’’ ‘’Du pain et des jeux’’, cette maxime qui évoque le mépris de Juvénal s’adressant au peuple Romain pour lui signifier que cela devait suffire à son quotidien. Aujourd’hui, les jeux de toutes sortes ne manquent pas ; cela rapporte un sacré paquet de pognon à l’Etat et à la FDJ. Quel scandale ! Pour entretenir des équipes de cyclistes drogués jusqu’à la moelle !!! Par contre, du pain…beaucoup en voudrait mais n’en ont pas. Alors… 2013 verra t’il le retour des lanternes ?